- Le Sénégal ouvre un centre de maintenance maritime au port de Dakar
- Des équipements soutenus par l’UE renforcent les opérations de sécurité maritime et fluviale
- L’initiative cible la migration illégale et la criminalité croissante dans le Golfe de Guinée
Le ministère de l’Intérieur du Sénégal a inauguré le Centre de maintenance maritime du Port autonome de Dakar ainsi qu’un nouvel ensemble d’équipements maritimes. Ces moyens sont destinés à renforcer la capacité opérationnelle des forces de défense pour améliorer le contrôle des zones fluviales et maritimes.
L’équipement a été acquis avec le soutien de l’Union européenne et contribuera à renforcer les efforts de lutte contre l’immigration clandestine et la criminalité maritime.
Ce renforcement intervient dans un contexte de résurgence de la migration maritime illégale et d’incidents de sécurité dans le golfe de Guinée. Dans un rapport publié en octobre 2025, le Bureau maritime international (BMI) indique que 15 incidents ont été signalés dans la région au cours des neuf premiers mois de 2025, contre 12 sur la même période en 2024. Dix de ces cas concernaient des vols à main armée, tandis que les cinq autres étaient des actes de piraterie.
D’autres pays côtiers de la région ont également pris des mesures similaires pour lutter contre la criminalité maritime. S’étendant du Sénégal au nord jusqu’à l’Angola au sud, le golfe de Guinée est une plaque tournante clé du commerce international. Entre 2015 et 2022, Interpol a mis en œuvre son projet AGWE dans la région pour renforcer les capacités d’application du droit maritime dans cinq pays : le Bénin, la Côte d’Ivoire, le Ghana, le Nigeria et le Togo.
L’initiative visait à créer un réseau régional d’experts, à renforcer la coopération entre les institutions et à faciliter l’échange d’informations maritimes.
Hénoc Dossa



