L’invitation au » Ndogou Partagé » des étudiants de la Coalition Diomaye Président, prévue ce 15 mars 2026, confirme une fois de plus le statut de l’Université Cheikh Anta Diop (UCAD) comme le principal vivier électoral et idéologique du mouvement.
En affrétant des cars directement depuis la grande porte de l’université vers la permanence de la VDN, la coalition opère une démonstration de force logistique visant à extraire sa base sociale du campus pour la réaffirmer dans l’arène politique.
Dans un contexte encore marqué par le souvenir douloureux d’Abdoulaye Ba, ce rassemblement dépasse le simple cadre de la rupture du jeûne : il s’agit d’une opération de sédimentation électorale consistant à transformer l’indignation estudiantine en une loyauté partisane structurée, capable de peser sur les futurs équilibres nationaux.
Une stratégie de proximité pour sécuriser le vote de la jeunesse
En multipliant les points de contact directs et en facilitant le déplacement massif des étudiants, la coalition mise sur une politique de présence physique pour contrer l’effritement potentiel de sa base. L’UCAD n’est pas seulement un lieu de savoir, c’est un laboratoire politique où chaque événement social devient une occasion de quadrillage électoral.
Ce choix stratégique souligne une volonté de maintenir une pression constante sur l’opinion publique à travers une jeunesse organisée et mobile. Alors que les enjeux de justice pour leurs camarades tombés restent au cœur des préoccupations, la coalition utilise ce moment de communion pour souder ses troupes, prouvant que la conquête ou la conservation du pouvoir au Sénégal passe inévitablement par le contrôle du pouls de l’avenue Cheikh Anta Diop.



