La Cour suprême semble disposée à laisser l’administration Trump bloquer les demandeurs d’asile à la frontière sud des États-Unis avec le Mexique.
Si le tribunal se prononce en faveur de la Maison Blanche, cela permettrait au président Donald Trump de rétablir une politique de 2016 qui permettait au gouvernement d’empêcher les migrants d’entrer aux États-Unis – et, par extension, de leur refuser l’asile. Cette politique a débuté sous le président Barack Obama et a été élargie sous Trump au cours de son premier mandat avant d’être abrogée par le président Joe Biden en 2021.
La loi fédérale autorise les non-citoyens qui mettent les pieds aux États-Unis à demander l’asile. Le problème dans cette affaire est un différend sur ce que signifie pour quelqu’un « arriver » dans le pays.
Les juges décident si un migrant arrêté du côté mexicain de la frontière doit bénéficier d’un entretien pour obtenir l’asile. Les migrants qui contestent cette politique soutiennent que les personnes qui tentent d’entrer aux États-Unis doivent avoir la possibilité de demander l’asile, même s’il leur est interdit d’entrer physiquement dans le pays.
« « Arrivant » sonne plutôt « en cours de ». « Arrive in » ressemble plus à « vous avez atteint votre destination » », a déclaré la juge Amy Coney Barrett, nommée par Trump lors de son premier mandat. « Si cela ne traverse pas la frontière physique, quelle est la chose magique ? »
Les juges libéraux Sonia Sotomayor et Ketanji Brown Jackson semblaient plus sceptiques quant à l’argumentation de l’administration. Jackson a fait valoir qu’entraver les demandes d’asile pourrait inciter les migrants à entrer illégalement dans le pays, et Sotomayor a déclaré que la politique de l’administration violerait le statut du Congrès qui permet aux migrants de demander une protection contre la persécution.
Le tribunal tranchera probablement l’affaire fin juin ou début juillet.
L’audience de mardi est l’un des nombreux débats sur l’immigration portés devant les tribunaux. Le mois prochain, la Cour suprême entendra les arguments sur la ordre de l’administration visant à mettre fin à la citoyenneté liée au droit de naissance.
Tous les tribunaux inférieurs ont annulé l’ordonnance, citant le 14e amendement de la Constitution, bien que les juges de la Cour suprême semblait divisé sur la question lors d’une audience l’année dernière.



