L’Ambassade de la République fédérale du Nigeria auprès de l’Union africaine (UA) et de la Commission économique pour l’Afrique (CEA) a officiellement exprimé ses réserves concernant la nomination de l’ancien président du Sénégal, Macky Sall, comme candidat consensuel de l’UA pour le poste de Secrétaire général des Nations Unies.
Dans une note adressée à la Commission de l’Union africaine, le Nigeria souligne que cette décision est « procéduralement incorrecte ». Le pays précise que son objection ne porte ni sur le candidat ni sur son État d’origine, mais sur le non-respect des procédures et principes établis au sein de l’UA.
Le Nigeria rappelle que les États membres de l’Union africaine sont attachés à un ordre international fondé sur des règles, à des procédures multilatérales ainsi qu’aux normes diplomatiques en vigueur. Le pays met en avant le principe de rotation continentale pour la nomination du Secrétaire général de l’ONU, rappelant qu’il était « normalement au tour de l’Amérique du Sud et des Caraïbes » de présenter le prochain titulaire de ce poste, considérant la Caraïbe comme la sixième région du continent africain. Selon Abuja, en écartant cette pratique, l’Union africaine mettrait en péril ses intérêts présents et futurs.
Le communiqué nigérian précise également que la décision de présenter Macky Sall a surpris les États membres, qui ont disposé d’un délai très court pour examiner cette candidature sans l’avoir soumise à l’examen du Comité ministériel des candidatures de l’UA.
L’Ambassade du Nigeria à Addis-Abeba a conclu sa note en réitérant à la Commission de l’Union africaine ses « assurances de considération et d’estime les plus hautes ».



