L’euphorie des débuts a laissé place à l’exigence du haut niveau. Après le coup d’arrêt subi face à Lille (1-2) juste avant la trêve internationale, l’entraîneur de l’Olympique de Marseille, Habib Beye, s’est présenté en conférence de presse ce vendredi avec un discours lucide et autocritique.
À l’aube d’un déplacement périlleux sur la pelouse de l’AS Monaco ce dimanche, le technicien sénégalais a dressé un diagnostic précis des maux phocéens.
« On n’est pas assez menaçant »
Depuis sa nomination en février dernier, Habib Beye cherche à imprimer une identité forte à son équipe. Si des éclairs de génie ont été aperçus, notamment lors du choc face à Lyon, la régularité manque à l’appel. Pour le coach olympien, le bât blesse particulièrement dans l’animation offensive :
« Je trouve qu’on n’est pas assez menaçant dans la profondeur. On ne pèse pas assez sur l’adversaire dans la répétition des attaques placées. Je veux voir mon équipe constamment en capacité d’attaquer et de mettre en danger l’adversaire. »
L’autocritique sur le déchet technique
Loin de se défausser sur ses joueurs, Beye a pris ses responsabilités concernant la qualité globale du jeu pratiqué. Il pointe un manque de justesse technique qui empêche l’OM de s’installer durablement dans le camp adverse.
- Le constat : Trop de déchet technique et une possession parfois stérile.
- La responsabilité : « C’est forcément de mon ressort, de ma responsabilité. Le match de Lille ne me satisfait pas », a-t-il affirmé sans détour.
- Le travail de la semaine : L’accent a été mis sur les « connexions techniques » et la complémentarité entre les joueurs pour fluidifier les transitions.
Sortir de la dépendance aux individualités
L’un des points majeurs de l’analyse d’Habib Beye concerne l’influence, parfois trop pesante, des stars de l’effectif. Si des joueurs comme Mason Greenwood ou Igor Paixao sont capables de faire la différence seuls, l’entraîneur réclame un réveil du collectif.
« Il ne faut pas dépendre d’une qualité inhérente à un seul joueur. On ne peut pas seulement dépendre de Greenwood ou de Paixao. C’est une volonté collective d’être bien meilleur », a martelé le technicien. Pour lui, le salut de l’OM passera par une menace venant de toutes les lignes, et non par les seuls exploits individuels.
Le test de vérité sur le Rocher
Le déplacement à Monaco dimanche soir ressemble déjà à un tournant pour la fin de saison marseillaise. Face à un concurrent direct, les hommes d’Habib Beye devront prouver que la trêve a été salvatrice et que les ajustements tactiques portent leurs fruits.
Après avoir glissé à la 3ème place du classement, l’OM n’a plus de joker. Pour Beye, l’enjeu est double : ramener des points de la Principauté, mais surtout, retrouver une « qualité de jeu » digne des ambitions du club.
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