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Dimanche, avril 5, 2026

La Commission économique pour l’Afrique invite à combler le retard en matière d’intelligence artificielle – L’économiste Sénégal

L’Afrique accuse un retard en matière d’intelligence artificielle qu’elle se doit de combler, selon un document publié par la Commission économique pour l’Afrique (CEA), lors de la cinquante-huitième session de la Conférence des ministres africains des finances, de la planification et du développement économique (28 mars – 3 avril) à Tanger (Maroc)

Axée sur le thème ‘’La croissance par l’innovation : exploiter les données et les technologies de pointe au service de la transformation économique de l’Afrique’’, le document note que d’ici à 2030, l’intelligence artificielle devrait contribuer à hauteur de 5,6 % au PIB de l’Afrique, de l’Océanie et des marchés asiatiques en développement

Une performance qui peut sembler considérable, selon le document, mais demeure nettement inférieur aux 10,4 % attendus pour les économies développées d’Asie, aux 14,5 % prévus pour l’Amérique du Nord et aux 10,3 % escomptés pour l’Europe.

Par ailleurs, poursuit le document, un état des lieux récent fait apparaître un nombre croissant de jeunes pousses et de solutions d’intelligence artificielle axées sur des défis concrets tels que la surveillance des cultures, le diagnostic, l’évaluation du crédit et des risques financiers, ainsi que des services linguistiques adaptés aux contextes locaux.

D’autres technologies numériques de pointe présentent une évolution similaire, selon la CEA qui note que l’utilisation d’applications de la chaîne de blocs, par exemple, s’étend aux secteurs de la finance, des paiements transfrontaliers, des registres publics et de l’énergie.

Ces dernières années, poursuit la source, la part du financement consacré aux technologies de la chaîne de blocs dans l’ensemble du capital-risque a augmenté en Afrique.

Néanmoins, souligne-t-on, la part de l’Afrique dans le financement mondial et le nombre d’opérations de capital-risque liées à la chaîne de blocs ont diminué en 20247.

En Afrique, la part du financement par capital-risque et des opérations consacrées à la technologie de la chaîne de blocs a dépassé celle observée dans d’autres secteurs.

À titre de comparaison, le marché de l’Internet des objets en Afrique pourrait passer de 7 milliards de dollars en 2024 à plus de 20 milliards de dollars d’ici à 20318, sous l’effet de la pénétration croissante des smartphones, de l’expansion des connexions cellulaires sous licence et du recours accru à des systèmes intelligents dans l’agriculture, la logistique et la gestion des services publics. Ce montant ne représenterait toutefois qu’environ 0,9 % du marché mondial projeté pour 2031, estimé à 2 650 milliards de dollars.

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