L’Olympique de Marseille repart de la Principauté avec des regrets plein les bagages. Malgré une prestation cohérente, les Phocéens se sont inclinés (1-2) face à l’AS Monaco en clôture de la 28e journée de Ligue 1. Un revers frustrant qui pose la question de la fragilité mentale d’un groupe capable du meilleur comme du pire.
En conférence de presse, l’entraîneur marseillais Habib Beye n’a pas éludé le sujet, tout en refusant de céder au catastrophisme.
Des erreurs individuelles qui coûtent cher
Interrogé sur un éventuel blocage psychologique de ses troupes, le technicien sénégalais a reconnu qu’un travail de remobilisation était nécessaire.
« C’est le scénario du match qui amène à penser qu’il faut laver les têtes, parce qu’on fait des erreurs. Quand on regarde les erreurs, ce sont des joueurs de très, très haut niveau qui les font », a analysé l’ancien coach de Rennes.
Pour Beye, ces sautes de concentration sont d’autant plus difficiles à encaisser qu’elles contrastent avec la qualité globale du jeu produit par son équipe.
La réussite, le facteur X de Monaco
Le coach olympien a également souligné le fossé qui sépare actuellement son équipe, en quête de confiance, d’une formation monégasque qui marche sur l’eau (7 victoires consécutives).
« Ça n’a pas été un match simple pour les Monégasques, mais en ce moment, la réussite, ils l’ont. Peut-être qu’avec un peu plus de réussite, on fait match nul », a-t-il tempéré. Un constat lucide sur la dynamique actuelle des deux clubs : là où Monaco transforme chaque opportunité, l’OM semble puni à la moindre approximation.
Cap sur Metz : L’heure de la progression
Plutôt que de pointer du doigt ses joueurs, Habib Beye préfère se concentrer sur les signaux positifs envoyés par le contenu du match. Pour lui, la solution passera uniquement par le terrain et la répétition des efforts.
- Le mot d’ordre : Se reconcentrer « très, très vite ».
- L’objectif : Transformer la « progression dans le jeu » en points sonnants et trébuchants.
Dès vendredi, au Stade Vélodrome face à Metz, l’OM n’aura plus le droit à l’erreur. Si les têtes sont « lavées », les jambes devront répondre présentes pour ne pas laisser s’échapper définitivement le wagon européen.
L’avis de la rédaction : Habib Beye joue la carte du pompier de service en protégeant son vestiaire. Mais au-delà du discours, l’OM devra montrer une solidité mentale accrue sous peine de voir sa fin de saison virer au cauchemar comptable.
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