-0.5 C
New York
Mardi, mars 3, 2026
spot_img

La Mauritanie ouvre des centres de services numériques pour élargir l’accès aux services publics en ligne

  • La Mauritanie ouvre un centre de services numériques à Bassikounou

  • Un mécanisme soutenu par la FAO offre un accès gratuit à Internet et un soutien au gouvernement en ligne

  • L’initiative vise la fracture numérique dans un contexte de faibles taux de connectivité

La Mauritanie a inauguré lundi 23 février un centre de services numériques à Bassikounou, dans le sud-est, dans le cadre d’un effort national visant à réduire la fracture numérique et à élargir l’accès aux services publics en ligne.

Financé par l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), ce mécanisme fournira une assistance pour la création et la gestion de comptes en ligne, la navigation sur les plateformes gouvernementales et l’accès aux services numériques, a déclaré le ministère de la Transformation numérique dans un communiqué publié sur Facebook. Les utilisateurs auront également accès gratuitement à des tablettes et des ordinateurs connectés à Internet.

Les autorités ont organisé un atelier de formation pour 20 jeunes du département local, qui assisteront les résidents du centre.

Un outil pour l’inclusion numérique

Les premiers centres ont été lancés en juillet 2025 à Teyarett, Arafat et Tevragh Zeina, en périphérie de Nouakchott. Le ministre de la Transformation numérique, Ahmed Salem Ould Bede, les a décrits comme la première phase d’un projet qui s’étendra progressivement à toutes les communes, dans le but d’assurer un accès national aux services administratifs indépendamment de la localisation ou de la culture numérique.

Un autre centre a ouvert en décembre 2025 à Ouadane dans le cadre du projet DIGITAL-Y, mis en œuvre par l’agence allemande de développement GIZ. L’initiative vise à améliorer l’accès aux services publics, notamment dans les zones vulnérables, et à faciliter les démarches administratives, a indiqué la GIZ.

Les responsables affirment que les centres sont conçus pour faciliter les procédures, réduire les retards et réduire les déplacements vers les bureaux du gouvernement, tout en fournissant une assistance technique aux personnes sans smartphone ou ayant des compétences numériques limitées.

Au milieu d’une fracture numérique persistante

Ce déploiement intervient alors que les autorités intensifient leurs efforts pour numériser l’administration publique dans le cadre d’une stratégie de transformation économique plus large. La connectivité reste cependant limitée.

Selon l’Indice de développement des TIC 2025 de l’Union internationale des télécommunications, les réseaux 3G et 4G couvrent respectivement 43,9 % et 73 % de la population, tandis que la pénétration d’Internet s’élève à 37,4 %.

L’accès aux appareils reste une autre contrainte. L’UIT estime que 79,1 % de la population possède un téléphone mobile. Les données de la Banque mondiale montrent que 56,61 % des Mauritaniens âgés de 15 ans et plus possédaient un smartphone à fin 2024.

L’abordabilité des services, la qualité du réseau, la fiabilité des connexions, la culture numérique et la confiance dans les plateformes gouvernementales affectent également leur adoption.

Même si les centres peuvent contribuer à surmonter certains de ces obstacles en offrant un soutien en personne et du matériel gratuit, des questions demeurent quant au rythme de leur expansion, à leur capacité à répondre à la demande et à la fiabilité des infrastructures locales.

Isaac K. Kassouwi

Related Articles

Subscribe
Notify of
guest
0 Comments
Inline Feedbacks
View all comments

Stay Connected

0FansJ'aime
0SuiveursSuivre
22,800AbonnésS'abonner
- Advertisement -spot_img

Latest Articles

0
Would love your thoughts, please comment.x
()
x