Publié le 5 mars 2026
Les frappes israéliennes ont tué plus de 100 personnes au Liban alors qu’Israël a lancé de nouvelles menaces de quitter ou de mourir dans les banlieues de Beyrouth et dans de vastes zones du sud du pays.
Le ministère libanais de la Santé publique a rapporté jeudi que le bilan du conflit entre Israël et le Hezbollah a atteint 102 morts, avec 638 blessés depuis lundi.
De nouvelles frappes ont frappé jeudi matin le bastion du Hezbollah dans la banlieue sud de Beyrouth, avec des images de l’AFPTV montrant de la fumée s’élevant de la zone.
L’Agence nationale de presse libanaise (NNA) a rapporté qu’une frappe de drone israélien sur un appartement du camp de réfugiés palestiniens de Beddawi, près de Tripoli, a tué un haut responsable du Hamas, Wassim Atallah al-Ali, et son épouse.
Jeudi, Israël a étendu ses menaces d’évacuation forcée contre les habitants de centaines de kilomètres carrés du sud du Liban, invoquant une action militaire imminente.
L’escalade du conflit a déclenché une crise humanitaire, déplaçant plus de 83 000 personnes au Liban. Selon les autorités syriennes et l’agence des Nations Unies pour les réfugiés, au moins 38 000 personnes, principalement des Syriens, ont fui le Liban pour la Syrie.
Le porte-parole militaire israélien Avichay Adraee a posté sur X : « Avertissement urgent aux habitants du sud du Liban : vous devez immédiatement continuer à évacuer vers le nord du fleuve Litani. » L’avertissement mentionnait spécifiquement les villes de Tyr et de Bint Jbeil.
L’armée israélienne a annoncé mardi qu’elle établissait une zone tampon à l’intérieur du Liban pour protéger les citoyens israéliens. Mercredi, il a confirmé que trois divisions comprenant des unités d’infanterie, blindées et du génie opéraient sur le territoire libanais.
« Au Moyen-Orient et au-delà, un tableau inquiétant des déplacements se dessine à la suite des conflits en cours dans la région », a déclaré jeudi le porte-parole du HCR, Babar Baloch.
Jeudi, l’armée israélienne a étendu les ordres d’évacuation forcée à la banlieue sud de Beyrouth, ordonnant aux habitants de « sauver leurs vies et d’évacuer leurs maisons immédiatement », indiquant une potentielle intensification des bombardements dans un contexte d’élargissement du conflit iranien.
Alors que les précédentes menaces d’évacuation forcée se concentraient sur le sud du Liban en aval du fleuve Litani, il s’agit de la première menace d’évacuation globale pour les zones proches de la capitale depuis la reprise des hostilités.



