Deux ans après son accession à la magistrature suprême, le président Bassirou Diomaye Faye passe d’une phase d’annonces à une étape concrète de transformation institutionnelle. L’avant-projet de révision de la Constitution, accompagné d’un nouveau Code électoral, marque une séquence politique décisive dans la volonté affichée de rompre avec certains équilibres hérités du passé. L’ensemble dessine une refonte profonde de l’architecture de l’État, touchant à la fois l’organisation des pouvoirs publics, le rôle des institutions et les règles du jeu électoral.
Un nouvel équilibre des pouvoirs au cœur de la réforme constitutionnelle
Au centre de la réforme constitutionnelle, figure la volonté de rééquilibrer les rapports entre l’Exécutif, le Législatif et le Judiciaire. Le texte ne se limite pas à des ajustements techniques, mais propose une reconfiguration globale du fonctionnement institutionnel.

