Au cours des 12 derniers jours, Israël a fermé la mosquée Al-Aqsa et restreint les déplacements dans la vieille ville de Jérusalem.
Publié le 12 mars 2026
Le Qatar, la Jordanie, l’Indonésie, la Turquie, le Pakistan, l’Arabie saoudite, l’Égypte et les Émirats arabes unis ont condamné la fermeture continue par Israël de la mosquée Al-Aqsa pendant le mois sacré musulman du Ramadan pour le 12e jour consécutif.
Dans un communiqué publié mercredi, les ministres des Affaires étrangères des huit pays arabes et islamiques ont déclaré que les restrictions israéliennes sur l’accès des Palestiniens à la vieille ville de Jérusalem et à ses lieux de culte constituaient une « violation flagrante du droit international, y compris du droit international humanitaire, du statu quo historique et juridique et du principe d’accès sans restriction aux lieux de culte ».
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« Les ministres ont affirmé leur rejet absolu et leur condamnation de cette mesure illégale et injustifiée, ainsi que des actions provocatrices continues d’Israël à la mosquée Al-Aqsa/Al-Haram Al-Sharif et contre les fidèles. Ils ont souligné qu’Israël n’a aucune souveraineté sur Jérusalem occupée ou sur ses lieux saints islamiques et chrétiens », indique le communiqué.
Le communiqué ajoute que toute la zone de la mosquée Al-Aqsa était « exclusivement » réservée aux musulmans et que le département des dotations de Jérusalem et des affaires de la mosquée Al-Aqsa, affilié au ministère jordanien des Awqaf et des Affaires islamiques, est « l’entité juridique ayant une juridiction exclusive ».
« Les ministres ont appelé Israël, en tant que puissance occupante, à cesser immédiatement de fermer les portes de la mosquée Al-Aqsa, à lever les restrictions d’accès à la vieille ville de Jérusalem et à s’abstenir d’entraver l’accès des fidèles musulmans à la mosquée », indique le communiqué, appelant la communauté internationale à contraindre Israël à mettre fin à ses « violations continues ».
Les forces israéliennes ont imposé des restrictions strictes aux fidèles et à l’accès à la vieille ville, invoquant des mesures de « sécurité » résultant de la guerre en cours contre l’Iran.
Mais le ministère palestinien des Affaires étrangères a déclaré mercredi que le maintien du bouclage mettait en évidence que cette politique constituait une « violation flagrante des droits des Palestiniens », a rapporté l’agence de presse palestinienne Wafa.
Le Hamas a également condamné le maintien de la fermeture et a déclaré mardi qu’elle créait un « dangereux précédent historique » et une « violation flagrante » de la liberté de culte.



