Un rapport de l’ONU indique que les tirs de roquettes du Hezbollah contre Israël pourraient avoir enfreint le droit international humanitaire.
Publié le 24 avril 2026
Les récentes attaques meurtrières israéliennes contre le Liban et les tirs de roquettes du Hezbollah sur Israël pourraient constituer de graves violations du droit international humanitaire, a déclaré le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme (HCDH).
Les conclusions proviennent d’un rapport de l’ONU publié vendredi, se concentrant sur les trois premières semaines de la dernière escalade entre Israël et le Hezbollah, qui a débuté le 2 mars. Les combattants du Hezbollah ont lancé des roquettes sur Israël en réponse aux attaques américano-israéliennes contre l’Iran, déclenchant une offensive militaire à grande échelle depuis Israël.
Histoires recommandées
liste de 4 élémentsfin de liste
Plus de 2 400 personnes ont été tuées au Liban depuis qu’Israël a lancé ses bombardements et son invasion du sud du Liban. Israël s’est également emparé d’une ceinture de territoire à la frontière où restent ses troupes.
Un cessez-le-feu fragile est actuellement en vigueur, le président américain Donald Trump ayant annoncé jeudi que la trêve serait prolongée de trois semaines supplémentaires.
Violations du droit international humanitaire
Le rapport de l’ONU s’est concentré sur les attaques visant des zones peuplées et des immeubles résidentiels au Liban et en Israël.
Le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme a documenté plusieurs cas dans lesquels des frappes israéliennes ont touché, et dans certains cas détruit, des immeubles résidentiels à plusieurs étages, tuant des familles entières au Liban, ce qui pourrait constituer de graves violations du droit international humanitaire, a déclaré le porte-parole du HCDH, Thameen Al-Kheetan.
Le rapport cite l’exemple d’une frappe israélienne du 8 mars qui a touché un immeuble résidentiel à plusieurs étages dans la ville de Sir el-Gharbiyeh, dans le gouvernorat de Nabatieh. La frappe a tué au moins 13 civils à l’intérieur du bâtiment, dont cinq femmes, cinq hommes, deux garçons et une fille.
L’ONU a également identifié des incidents au cours desquels les forces israéliennes avaient donné des avertissements inefficaces, voire aucun avertissement, indiquant que des frappes allaient avoir lieu au Liban.
Le rapport révèle également que le Hezbollah a tiré des roquettes non guidées qui manquaient de la précision nécessaire pour atteindre les cibles militaires souhaitées, endommageant au contraire des bâtiments et d’autres infrastructures civiles en Israël. L’ONU a déclaré que cela violait probablement le droit international humanitaire.
Il n’y a eu aucun commentaire immédiat de la part de l’armée israélienne ou du Hezbollah sur le rapport de l’ONU.
Attaques contre des journalistes
Le HCDH a également déclaré vendredi que les attaques contre des journalistes pourraient constituer des crimes de guerre si elles étaient délibérées.
Une frappe aérienne israélienne a tué mercredi la journaliste Amal Khalil et blessé sa collègue Zeinab Faraj dans le village d’at-Tiri, au sud du Liban. En réponse, le Premier ministre libanais Nawaf Salam a accusé Israël de crimes contre l’humanité.
Les secouristes ont d’abord tenté d’atteindre le journaliste chevronné d’Al Akhbar, mais ont essuyé des tirs israéliens et ont été contraints de se retirer, selon le ministère libanais de la Santé publique.
Khalil est le neuvième journaliste tué au Liban cette année.

