La police anticorruption a rassemblé des documents au domicile des responsables électoraux, dont l’ancien chef du bureau Piero Corvetto.
Publié le 24 avril 2026
La police de Lima, la capitale péruvienne, a perquisitionné le domicile de l’ancien chef de l’agence électorale nationale, dans un contexte de frustration croissante au lendemain de l’élection présidentielle du pays.
Vendredi, les résultats n’étaient toujours pas finalisés pour l’élection présidentielle, qui s’est déroulée le 12 avril.
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Les retards dans la livraison des bulletins de vote ont contraint le scrutin dans certaines régions à être prolongé d’un jour supplémentaire, et la lenteur du décompte des voix a donné lieu à des accusations d’actes répréhensibles. Mais la mission électorale de l’Union européenne au Pérou n’a trouvé aucune indication de fraude.
Les forces de l’ordre ont été vues entrer vendredi au domicile de Piero Corvetto, l’ancien chef de l’Office national du processus électoral (ONPE) du Pérou, dans le cadre d’un mandat judiciaire.
Les agents de l’unité locale de police anticorruption ont été chargés de retirer les téléphones portables, les ordinateurs portables et les documents, selon la chaîne de télévision locale RPP.
Les domiciles de cinq autres responsables ont également été visés par des descentes de police, tout comme les bureaux appartenant à Galaga, une entreprise privée qui transporte les bulletins de vote.
Corvetto a démissionné mardi, bien qu’il ait nié tout acte répréhensible ou irrégularité dans le processus électoral. Dans un communiqué, il a déclaré espérer que son départ renforcerait la confiance du public.
Vendredi, son avocat, Ricardo Sánchez Carranza, a déclaré à l’agence de presse Reuters qu’un juge avait autorisé la perquisition mais avait rejeté la demande du procureur de placer Corvetto en détention provisoire.
Mais l’un des principaux candidats à la présidentielle, l’ancien maire d’extrême droite de Lima, Rafael Lopez Aliaga, a accusé Corvetto d’être un « criminel » et s’est engagé à le poursuivre « jusqu’à sa mort ».
Lopez Aliaga est actuellement dans une course serrée pour la deuxième place de l’élection présidentielle.
Avec 95 pour cent des suffrages enregistrés, la candidate de droite et ancienne Première dame Keiko Fujimori arrive en première position avec 17 pour cent des voix. Elle est pratiquement assurée de procéder au second tour le 7 juin.
Lopez Aliaga, quant à lui, occupe la troisième place avec 11,9 pour cent, derrière le député de gauche Roberto Sanchez avec 12,03 pour cent.
Environ 20 000 voix séparent Sanchez de Lopez Aliaga, qui dénonce de plus en plus l’élection comme étant illégitime, bien qu’il n’ait pas encore fourni de preuves pour étayer cette affirmation. Il a néanmoins qualifié le décompte des voix de « fraude électorale unique au monde ».
Les résultats définitifs sont attendus le 15 mai.

