L’ordonnance dans l’affaire impliquant Catalina « Xóchitl » Santiago émane de la Commission des recours en matière d’immigration, un tribunal administratif du ministère de la Justice.
Brendan Smialowski/AFP via Getty Images
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L’administration Trump facilite l’expulsion des immigrants protégés par le programme d’action différée pour les arrivées d’enfants, ou DACA.
UN nouvelle décision précédent publiée vendredi par la Commission des recours en matière d’immigration (BIA) affirme qu’être bénéficiaire du DACA n’est pas une raison suffisante pour accorder un allégement à l’expulsion.
Un panel de trois juges d’appel de l’immigration s’est rangé du côté des avocats du ministère de la Sécurité intérieure qui ont fait appel d’une décision du juge de l’immigration Michael Pleters mettant fin à la procédure d’expulsion de Catalina « Xóchitl » Santiago, citant le statut DACA actif de Santiago. Ils ont renvoyé l’affaire à un autre juge de l’immigration pour examen.
Bien que la décision ne signifie pas que Santiago sera immédiatement expulsé, elle affaiblit potentiellement les protections DACA pour des centaines de milliers d’autres personnes.
Le cas de Santiago a attiré l’attention nationale après qu’elle ait été arrêté par des agents des douanes et de la protection des frontières alors qu’il embarquait sur un vol intérieur à l’aéroport d’El Paso en août. Elle a été placée en détention pour immigration jusqu’à ce qu’un juge fédéral a accordé sa libération en octobre dernier. Depuis, elle lutte contre la menace d’expulsion devant le système judiciaire de l’immigration.
Le Le BIA est un tribunal administratif au sein du ministère de la Justice. Une fois l’affaire entendue par un juge de l’immigration, l’immigrant et le DHS ont le droit de faire appel de cette décision auprès de la BIA. Les décisions publiques du BIA établissent un précédent et donnent le ton sur la manière dont les juges de l’immigration à l’échelle nationale devraient prendre des décisions et sur la manière dont le grand public devrait interpréter la loi et la politique en matière d’immigration. L’ordonnance de vendredi est la dernière mesure prise par l’administration Trump pour supprimer les protections des bénéficiaires du DACA.
« Depuis plus d’une décennie, la DACA subit des attaques incessantes et politiquement motivées », a déclaré Juliana Macedo do Nascimento, directrice adjointe du plaidoyer et des campagnes de United We Dream, une organisation qui lutte pour les droits des immigrés.
« Cette décision est une nouvelle étape vers le démantèlement du programme sans que le gouvernement assume la responsabilité d’y mettre fin purement et simplement. … Il s’agit d’un recul discret des protections, et nos communautés en paient le prix en temps réel. »
L’ordonnance du BIA, qui est techniquement connue sous le nom de décision provisoire, note que le DHS a soutenu que Pleters, le juge de l’immigration, devrait être récusé de l’affaire parce qu’il est marié à la représentante démocrate Veronica Escobar du Texas, qui s’est exprimée ouvertement sur les problèmes de DACA à Capitol Hill, cette affaire en particulier et dont le district comprend El Paso. Ni le juge ni Escobar ne sont nommément identifiés dans l’ordonnance provisoire.
Le BIA n’a cependant pas retenu l’appel du DHS sur la base de cet argument, affirmant plutôt que « le juge de l’immigration a commis une erreur » en basant sa décision de mettre fin à la procédure d’expulsion uniquement sur le statut DACA de Santiago.
La DACA, créée en 2012 pour protéger contre l’expulsion les enfants arrivés illégalement dans le pays avant 2007, couvre désormais environ un demi-million de personnes. Depuis l’année dernière, Les responsables du DHS ont commencé à insister aux bénéficiaires du DACA de s’auto-expulser, arguant que le programme lui-même n’équivaut pas à l’octroi automatique d’un statut légal.
Le programme DACA est destiné à offrir protection temporaire contre l’expulsion mais ce n’est pas un chemin immédiat vers la citoyenneté ou une carte verte. Les participants doivent renouveler leur protection tous les deux ans.
Cette deuxième administration Trump a tenté de priver de leurs prestations 505 000 bénéficiaires du DACA, également connus sous le nom de Dreamers, bien qu’aucun changement réglementaire n’ait été apporté pour mettre fin au programme. L’année dernière, le ministère de Santé et services sociaux dit cela rendrait les bénéficiaires du DACA inéligibles aux soins de santé fédéraux le marché et le Le ministère de l’Éducation a déclaré qu’il étudiait cinq universités qui offrent une aide financière aux bénéficiaires du DACA.
Dans une lettre aux sénateurs plus tôt cette année, ouir, Kristi Noem, alors secrétaire à la Sécurité intérieure, a déclaré qu’entre janvier et novembre de l’année dernière, 261 bénéficiaires du DACA avaient été arrêtés et 86 avaient été expulsés du pays.
Dans la lettre, Noem a réitéré que le DACA est temporaire.
« Cela ne donne aucun droit de rester indéfiniment aux États-Unis », a-t-elle écrit.
Le DHS n’a pas répondu à une demande immédiate de commentaires sur la question de savoir si les bénéficiaires actifs de DACA risquent d’être expulsés.
La Commission des recours en matière d’immigration souligne la politique de Trump
Au cours de l’année dernière, les avocats de l’Immigration and Customs Enforcement, qui représentent le DHS devant le tribunal de l’immigration, ont de plus en plus fait appel de décisions auprès de la BIA.
UNselon une analyse récente de NPRles décisions de la BIA ont soutenu les avocats du gouvernement dans 97 % des affaires publiées l’année dernière ; c’est au moins 30 points de pourcentage de plus que la moyenne des 16 dernières années.
Les décisions de la commission ont rendu plus difficile pour les tribunaux de l’immigration d’offrir aux immigrants une caution en lieu et place de la détention. Cela a facilité l’expulsion des migrants vers pays autre que le leur. Et un nouveau règlement proposé il serait plus difficile pour les gens de faire appel de leurs décisions en matière d’immigration.
Toutes ces actions au cours de l’année dernière ont eu lieu alors que le conseil a publié 70 décisions, un nombre record de cas créant un précédent.
Les tribunaux de l’immigration sont hébergés au sein du Bureau exécutif pour l’examen de l’immigration, ou EOIR, du ministère de la Justice. Ils ne font pas partie du pouvoir judiciaire.

