À la suite des récentes attaques survenues au Mali, l’analyste Thomas Dietrich avance une lecture géopolitique controversée, évoquant une stratégie visant à provoquer une fracture au sein de l’armée et à favoriser un changement de régime.
Voici l’intégralité de son post !
« L’objectif des attaques de samedi au #Mali est clair. Le JNIM et le FLA savent qu’ils ne peuvent pas contrôler Bamako, la population ne l’accepterait pas. L’idée est de provoquer la fracture au sein des militaires et d’amener un putsch. Un officier prendrait ainsi la tête du #Mali et se mettrait à négocier avec le JNIM et le FLA, en leur laissant la partie nord du pays.
Étrangement, c’est le même plan qui trotte actuellement dans la tête de nombreux responsables Français. Paris rêve de remplacer Assimi Goïta par un président qui nous soit favorable (même si Assimi Goïta est aujourd’hui bien plus proche des Turcs que des Russes, d’ailleurs des paramilitaires turcs semblent être en ce moment à ses côtés). Et dans les cercles militaires français, on octroierait enfin l’indépendance qu’on a tant promise aux séparatistes touarègues, et qu’on promet encore aujourd’hui au FLA. Enfin, l’idée est très clairement de planter le premier clou dans le cercueil de l’AES, et de laver l’affront que les régimes du Burkina, du Niger et du Mali ont fait subir à la France. En plus, ce plan pourrait bénéficier de l’appui de l’Algérie et du régime mauritanien, dont le président Mohamed Ould el Ghazouani vient de rendre visite à Emmanuel Macron.
Je vous avais révélé comment la France a changé de logiciel depuis la tentative de putsch au Bénin le 7 décembre. Comment elle avait adopté une posture beaucoup plus offensive et comment elle voulait reconquérir les « territoires perdus » en Afrique.
Nous y sommes. Et pour parfaire sa vengeance, la France recommence à jouer aux apprentis-sorciers (notamment avec les rebelles indépendantistes) comme au début des années 2010. On a vu le résultat désastreux ça avait donné au Mali. Pour le plus grand malheur des Maliens. »

