La Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) a décidé de procéder, à compter du 2 novembre 2026, du plafonnement du montant total des avoirs en monnaie électronique qu’un même client peut détenir auprès d’un même établissement émetteur.
À cette date, le solde maximal détenu auprès d’un même émetteur passera de 2 à 4 millions de FCFA, tandis que le plafond mensuel des rechargements sera porté de 10 à 15 millions de FCF
Ce montant peut être dépassé, mais seulement avec l’autorisation préalable de la Banque centrale. Lorsqu’un client détient plusieurs instruments de monnaie électronique émis par le même établissement, les avoirs sont cumulés pour l’application du plafond. Ces plafonds ne s’appliquent ni aux distributeurs ni aux accepteurs de monnaie électronique, lorsqu’ils agissent dans le cadre de leur activité professionnelle.
Toute demande de dépassement est adressée à la Banque centrale par l’établissement émetteur. Elle doit en préciser les motifs, la durée et le montant du plafond sollicité, et décrire les mesures renforcées de contrôle, de suivi des opérations et de gestion des risques mises en place. La BCEAO peut assortir son autorisation de conditions particulières, en limiter la durée ou la retirer lorsque les conditions qui l’ont justifiée ne sont plus réunies.
Les dépôts à vue doivent représenter à tout moment au moins 65 % de l’encours de la monnaie électronique en circulation. La BCEAO peut fixer des seuils différents selon le profil de risque de l’émetteur et les actifs sont retenus pour la plus faible des deux valeurs entre leur prix d’acquisition et leur valeur de marché. L’EconomisteSénégal

