Le Tribunal du travail hors classe de Dakar, statuant en matière sociale, a rendu sa décision le 25 février 2026 dans l’affaire opposant l’Institut Supérieur d’Entrepreneurship et de Gestion (ISEG) à son ancienne directrice générale, Aïssatou Seydi.
Dans sa requête, Mme Seydi indiquait avoir reçu, le 27 janvier 2020, une note de service n°003.6/PR/11 signée par le président de l’ISEG, lui notifiant la fin de ses fonctions. Elle soutenait avoir fait l’objet d’un licenciement sans cause réelle et sérieuse, qu’elle qualifiait d’abusif.
L’ISEG, pour sa part, contestait cette version des faits, évoquant un abandon de poste.
Décision du tribunal
Dans son délibéré, rendu publiquement, contradictoirement et en premier ressort, le tribunal a d’abord rejeté l’exception de non-communication de pièces soulevée au cours de la procédure, avant de déclarer l’action recevable, rapporte Seneweb.
Sur le fond, la juridiction a estimé qu’Aïssatou Seydi et l’ISEG étaient liés par un contrat de travail à durée indéterminée (CDI), en vigueur depuis le 1er janvier 2013 et soumis au délai de préavis réglementaire. Le tribunal a également considéré qu’il n’y avait pas eu de modification substantielle du contrat liant les deux parties.
En conséquence, le tribunal a débouté Aïssatou Seydi du surplus de ses demandes. L’ISEG a également été débouté de sa demande reconventionnelle.
Une autre procédure en cours
Par ailleurs, le 15 janvier 2026, un autre contentieux impliquant le président de l’ISEG, Mamadou Diop, son ex-épouse Aïssatou Seydi et Mamadou Bâ a été évoqué devant le Tribunal correctionnel de Dakar.
L’affaire a été renvoyée au 2 avril 2026 à la demande de la partie civile. Cette procédure concerne un immeuble situé à la Sicap Sacré-Cœur, n° 9023, dont Mamadou Diop affirme avoir été expulsé en juillet 2025.
Aïssatou Seydi et Mamadou Bâ sont poursuivis pour association de malfaiteurs, escroquerie, abus de confiance, ainsi que faux et usage de faux en écritures publiques authentiques.



