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Jeudi, mars 5, 2026
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Suite à l’annonce de février, le Sénégal lance officiellement les inspections de sécurité des minibus

  • Le Sénégal a lancé une campagne d’inspection à l’échelle nationale ciblant près de 6 900 minibus.
  • Les véhicules, d’une moyenne d’âge de 24 ans, jouent un rôle majeur dans le transport urbain et interurbain.
  • Les autorités visent à réduire les accidents de la route et à moderniser une flotte souvent citée dans les statistiques d’accidents.

Le Sénégal a commencé à mettre en œuvre un plan annoncé plus tôt cette année pour renforcer la surveillance de sa flotte vieillissante de minibus, un segment du secteur des transports fréquemment lié aux accidents de la route.

Hier, le ministère des Transports terrestres a lancé une opération nationale exigeant que les minibus interurbains d’une capacité allant de 12 à 19 passagers soient soumis à des contrôles techniques obligatoires. La campagne, qui se déroule du 3 mars au 2 mai, s’inscrit dans le cadre d’efforts plus larges visant à améliorer la sécurité routière.

Les véhicules qui réussissent les inspections bénéficieront de procédures simplifiées lors des contrôles routiers. Ceux jugés non conformes pourront être immobilisés ou soumis à des réparations immédiates avant de reprendre du service.

Selon le ministère, le segment comprend environ 6.886 minibus d’un âge moyen de 24 ans, ce qui met en évidence l’usure avancée des véhicules qui traitent une part importante du trafic de passagers urbain et interurbain.

La campagne d’inspection fait suite aux décisions prises lors de la réunion du Cabinet du 25 février, qui appelait à des mesures plus fortes pour améliorer la mobilité urbaine et interurbaine. Les autorités accordent une attention particulière à la zone métropolitaine de Dakar, aux grandes villes régionales et aux corridors routiers connus pour leurs accidents fréquents.

Les données de la Gendarmerie Nationale montrent que le Sénégal enregistre environ 5 200 accidents de la route chaque année. Ces incidents font environ 745 morts et environ 8 500 blessés graves.

Au-delà du bilan humain, le coût économique est considérable. Les autorités estiment que les accidents de la route réduisent chaque année la production nationale de 4 à 5 % du produit intérieur brut, ce qui équivaut à environ 163 milliards de francs CFA (environ 289 millions de dollars).

Parallèlement aux contrôles techniques, le gouvernement prévoit des mesures supplémentaires pour améliorer la sécurité et les conditions d’exploitation dans l’ensemble du secteur. Celles-ci incluent une application plus stricte contre la surcharge des passagers et des bagages, des compartiments à bagages internes obligatoires et l’obligation d’utiliser les gares routières officielles.

Les autorités prévoient également d’intensifier les inspections routières, de déployer des contrôles routiers basés sur des caméras, d’installer des dispositifs de suivi GPS pour réduire les excès de vitesse et de renouveler progressivement le parc automobile vieillissant du pays.

Hénoc Dossa

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