C’est un scénario inattendu qui s’est dessiné dans les semaines suivant la finale de la Coupe d’Afrique des Nations 2025. Alors que les Lions de la Teranga célébraient leur victoire acquise sur le terrain face au Maroc, la situation a basculé sur le plan institutionnel. Le jury d’appel de la Confédération africaine de football a rendu sa décision le 17 mars, déclarant le Sénégal forfait et attribuant une victoire 3-0 sur tapis vert au Maroc. Une décision qui rebat totalement les cartes du palmarès de la compétition et ouvre une séquence de fortes incertitudes.
Au-delà de la perte du titre, cette décision pourrait également entraîner des conséquences financières importantes pour la Fédération Sénégalaise de Football. En effet, la répartition des primes de la compétition est directement liée au classement final. Dans le schéma initial, le vainqueur de la CAN devait percevoir une prime de 7 millions de dollars, tandis que le finaliste repartait avec 4 millions. La modification du résultat implique donc un réajustement potentiel de ces montants.
La logique financière qui découle de cette décision est relativement simple : si le Sénégal est officiellement déchu de son titre au profit du Maroc, la différence entre les primes attribuées aux deux équipes pourrait être réclamée. Cela représente un écart de 3 millions de dollars, soit environ 2,8 millions d’euros.
Dans ce scénario, le Maroc, désormais considéré comme champion, pourrait se retrouver en position de revendiquer ce complément financier. Toutefois, cette hypothèse dépend entièrement de la validation définitive des décisions sportives et disciplinaires en cours. À ce stade, aucune restitution effective n’a été actée, et la situation reste juridiquement incertaine.
Face à cette décision, la Fédération Sénégalaise de Football a rapidement affiché sa volonté de contester le verdict. Un recours a été engagé devant le Tribunal arbitral du sport, juridiction internationale compétente pour trancher les litiges sportifs de cette nature. Cette démarche suspend de facto toute conclusion définitive sur les conséquences financières de l’affaire. Tant que le TAS n’a pas rendu sa décision, les montants en jeu restent dans une zone d’incertitude juridique. La FSF entend ainsi épuiser toutes les voies de recours afin de défendre sa position et éviter toute obligation de remboursement qu’elle juge injustifiée.



