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L’UE approuve un programme de soutien de 15 millions d’euros pour les forces armées du Sénégal
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Le financement cible la sécurité maritime et la modernisation navale
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L’aide intervient dans un contexte d’inquiétudes croissantes concernant la pêche illégale et le trafic
Le Conseil de l’Union européenne a approuvé une mesure d’assistance de 15 millions d’euros, soit l’équivalent d’environ 17,6 millions de dollars, sur trois ans en faveur des forces armées sénégalaises à travers la Facilité européenne pour la paix (FPE).
Ce soutien vise à renforcer la souveraineté maritime et la sécurité régionale du Sénégal dans le cadre de l’Architecture de Yaoundé.
Selon un communiqué publié par le Conseil le 5 mai, ce financement permettra de fournir des équipements non létaux pour moderniser les capacités opérationnelles, de formation et de commandement naval de la marine sénégalaise tout en renforçant la coopération entre Dakar et les marines des États membres de l’UE.
« Cette mesure du FPE s’inscrit dans le cadre de l’engagement commun du Sénégal et de l’UE de renforcer leur coopération en matière de sécurité et de défense afin de faire face aux menaces sécuritaires communes et de contribuer à la stabilité au Sénégal et dans la région au sens large. » dit le communiqué.
De multiples menaces pèsent sur un secteur stratégique
Le secteur maritime du Sénégal continue de faire face à plusieurs défis sécuritaires majeurs. Il s’agit notamment de la pêche illégale, non déclarée et non réglementée (INN), qui menace les ressources halieutiques nationales, des activités de trafic illicite de drogues et de contrebande, ainsi que des risques liés à la pollution marine.
Bien que le Sénégal soit moins exposé à la piraterie que certains autres pays du Golfe de Guinée, les autorités restent vigilantes face aux incidents de piraterie et aux vols à main armée en mer.
En réponse, Dakar a considérablement renforcé sa posture de sécurité maritime ces dernières années grâce à des investissements dans de nouveaux moyens navals, une coopération plus étroite avec des partenaires internationaux et des exercices militaires réguliers.
L’exercice TAGATT 2026, mené par la Marine nationale sénégalaise du 16 au 18 mars, s’inscrit dans cette démarche et vise à tester l’interopérabilité et à améliorer la préparation opérationnelle.
Le secteur maritime du Sénégal reste un pilier stratégique de l’économie nationale à travers la pêche, le commerce extérieur et la logistique portuaire, le port de Dakar servant de plaque tournante des infrastructures clés.
Dans ce contexte, le renforcement de la sécurité maritime est devenu une priorité économique, sécuritaire et géopolitique majeure pour le pays.
Charlène N’dimon

