Le ministère de la Sécurité intérieure a confirmé mardi avoir fermé un bureau chargé de dénoncer les mauvaises conduites dans les centres de détention pour immigrants.
Un porte-parole du DHS a fait valoir que la fermeture avait été ordonnée par le Congrès dans une loi récemment adoptée pour financer le département. Le projet de loi en question ne mentionne toutefois pas le Bureau du médiateur pour la détention des immigrants, et on ne sait toujours pas à quelle mesure le porte-parole faisait référence.
« Le DHS n’a pas fermé le Bureau du médiateur pour la détention des immigrants, c’est le Congrès qui l’a fait », a déclaré un porte-parole du DHS à NOTUS. « La Chambre a adopté le projet de loi de crédits du DHS sans objection, et il a été promulgué la semaine dernière. »
La confirmation du ministère intervient d’abord après le HuffPost signalé cette semaine sur la fermeture du bureau.
Le Bureau du médiateur pour la détention des immigrants et son site Internet, qui permettaient aux gens de signaler les violations des droits des immigrants, sont désormais tous deux fermés. Le bureau est vide et le site Internet est archivé.
Le HuffPost a obtenu un e-mail interne de l’agence, qui indique que le bureau est en train de supprimer toute la signalisation publique et de mettre fin à ses inspections.
Le département accuse le récent projet de loi de financement du DHS adopté par le Congrès, qui a mis fin à un arrêt partiel de plusieurs mois. Le président Donald Trump signé la facture 30 avril.
Il a alloué des fonds à la Transportation Security Administration, à l’Agence fédérale de gestion des urgences, à la Garde côtière et aux services secrets jusqu’à la fin de l’exercice.
Il ne mentionne cependant pas le Bureau du médiateur pour la détention des immigrants et n’exige pas non plus sa fermeture.
Cette fermeture intervient à un moment où l’on constate un manque de contrôle des centres d’immigration, ainsi qu’une forte augmentation du nombre de détenus. Un record de 73 000 Les détenus de l’immigration ont été contactés à la mi-janvier.
Depuis le début du deuxième mandat de Trump jusqu’à aujourd’hui, 49 détenus sont morts pendant sa détention, selon l’Immigration and Customs Enforcement. Le décès le plus récent signalé remonte au 1er avril.
Les personnes détenues se battent pour leurs droits. NOTUS signalé La semaine dernière, certains immigrants détenus ont intenté un recours collectif contre l’administration Trump pour une politique de données biométriques sans issue qui, selon eux, les a empêchés d’obtenir un statut légal.
Services de citoyenneté et d’immigration des États-Unis a mis à jour sa politique en décembre pour interdire aux immigrants détenus de faire prendre leurs empreintes digitales et leurs photos – qui sont nécessaires pour les visas et autres demandes de protection contre l’expulsion.

