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Mercredi, mars 18, 2026
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Le chef du groupe criminel équatorien Los Lobos arrêté à Mexico | Actualités sur la criminalité

Angel Esteban Aguilar est soupçonné d’avoir orchestré l’assassinat en 2023 d’un candidat à la présidentielle équatorienne.

Les autorités chargées de l’application des lois ont annoncé que le chef du groupe criminel équatorien Los Lobos avait été arrêté à l’aéroport international de Mexico, où il tentait d’entrer dans le pays sous une fausse identité.

Les efforts déployés mercredi pour appréhender Angel Esteban Aguilar, connu sous le nom de « Lobo Menor », ont été décrits comme un effort de collaboration de la Colombie, du Mexique et de l’Équateur.

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« Ce résultat représente un coup dur contre la criminalité transnationale organisée et confirme l’efficacité de la coopération trilatérale », a déclaré le président colombien Gustavo Petro dans un message sur les réseaux sociaux.

Petro a décrit Aguilar comme « l’un des assassins les plus notoires au monde » et a confirmé qu’il avait été extradé vers la Colombie pour y faire face.

Le ministre équatorien de l’Intérieur, John Reimberg, a également salué l’arrestation d’Aguilar comme un succès.

Sur les réseaux sociaux, il a expliqué que les services de renseignement nationaux de l’Équateur et sa police nationale avaient participé à l’arrestation aux côtés de leurs homologues du Mexique et de la Colombie. Son message constituait un avertissement aux dirigeants du cartel.

« Peu importe où ils se cachent, nous les trouverons et nous les attraperons », a écrit Reimberg.

Les autorités équatoriennes avaient recherché Aguilar dans le cadre de l’assassinat en 2023 du candidat anticorruption Fernando Villavicencio, alors candidat à la présidence.

Aguilar a été décrit comme le « cerveau » derrière la fusillade mortelle de Villavicencio, qui a eu lieu alors que le candidat quittait un rassemblement électoral près de la capitale équatorienne Quito.

En Colombie, Aguilar a également été accusé de collaboration avec le présumé trafiquant de drogue Ivan Mordisco, chef du groupe rebelle Estado Mayor Central (EMC). Il faisait l’objet d’une chasse à l’homme en cours dans le pays.

Cette annonce intervient sous la pression du président américain Donald Trump, qui a exigé que les dirigeants de toute l’Amérique latine adoptent une approche plus agressive face à la criminalité et au trafic de drogue.

Le président américain a menacé de lancer des frappes militaires contre la Colombie et le Mexique, accusant leurs gouvernements de gauche de laisser les cartels fonctionner sans entrave.

La Colombie et le Mexique ont toutefois rejeté ces allégations et ont plutôt mis en avant leurs antécédents en matière de saisies et d’arrestations de drogue.

Le président colombien Gustavo Petro, par exemple, a vanté une saisie de drogue en novembre dernier qui a abouti à la confiscation de 388 millions de dollars de cocaïne, une somme historique.

Pendant ce temps, au Mexique, la présidente Claudia Sheinbaum a pris des mesures contre des personnalités criminelles de premier plan.

Le mois dernier, son gouvernement a lancé une opération militaire contre le chef du cartel nouvelle génération de Jalisco, Nemesio Oseguera Cervantes, connu sous le nom de « El Mencho », entraînant sa mort.

En annonçant l’arrestation de mercredi, le ministre mexicain de la Sécurité, Omar Garcia Harfuch, a accusé Aguilar d’être « lié à des activités de trafic de drogue, d’extorsion et d’homicide ».

« Cette action reflète l’engagement commun de nos nations à lutter contre la criminalité transnationale organisée », a déclaré Harfuch dans un communiqué.

Cet effort de collaboration contraste avec les récents différends entre le gouvernement de Petro et le président de droite équatorien Daniel Noboa.

À partir du 1er mars, Noboa a imposé de lourds droits de douane sur les produits colombiens en guise de sanction pour ce qu’il considère comme une approche laxiste en matière de lutte antidrogue.

Plus tôt cette semaine, Petro a accusé l’Équateur d’avoir mené des frappes autour du territoire colombien, avec 27 corps calcinés retrouvés près de la frontière commune des deux pays.

L’administration Trump, quant à elle, a publiquement envisagé de lancer ses propres frappes militaires contre la Colombie et le Mexique, s’attirant les réprimandes des politiciens locaux qui considèrent ces menaces comme une violation de leur souveraineté nationale.

Trump et Noboa ont récemment convenu de participer à des opérations militaires conjointes en Équateur.

Les critiques ont toutefois averti que leur approche intransigeante face à la criminalité pourrait ne pas être efficace et pourrait accroître la probabilité que les forces de sécurité commettent des abus.

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