Les résultats montrent l’étendue du terrain politique avant l’élection présidentielle de 2027 pour succéder au président centriste Emmanuel Macron.
Publié le 22 mars 2026
Emmanuel Grégoire du Parti Socialiste a remporté la course à la mairie de Paris, les résultats des élections municipales nationales ayant montré des gains pour la gauche et la droite traditionnelles, et une victoire majeure pour l’extrême droite dans la ville de Nice.
Le second tour des votes de dimanche dans plus de 1 500 communes a permis à Grégoire de devenir maire de la capitale française, les sondages à la sortie des urnes montrant que le Rassemblement national (RN) d’extrême droite n’a pas réussi à prendre le contrôle des principales villes du sud, Marseille et Toulon.
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Grégoire, qui dirigeait une liste réunissant la gauche traditionnelle, les Verts et les communistes, a décroché la mairie avec environ 51 à 53 pour cent des voix, selon les sondages, devançant sa rivale conservatrice Rachida Dati, qui a reconnu sa défaite.
Le fils d’un enseignant et d’un fonctionnaire, âgé de 48 ans, se fait remarquer après avoir été auparavant adjoint de la maire sortante et compatriote socialiste Anne Hidalgo. Lors de sa candidature, il avait promis que Paris serait une « ville refuge » et un « bastion contre la droite et l’extrême droite ».
A Marseille, deuxième ville du pays, le maire socialiste Benoît Payan était en passe d’être réélu avec 56,3 pour cent des voix, selon un sondage Elabe pour BFM TV. Les chances du RN de remporter le prix tant convoité ont été mises à mal après le retrait d’un candidat d’extrême gauche de La France Insoumise (LFI) visant à fédérer les électeurs de gauche.
Le chef du Parti socialiste, Olivier Faure, a salué les victoires à Paris et Marseille, positionnant son parti comme un rempart contre l’extrême droite. « Seule la gauche peut empêcher la France de cette régression », a-t-il déclaré.
A Toulon, un sondage Elebe donnait la candidate de centre-droit Josée Massi en tête avec 53,5 pour cent, la candidate RN Laure Lavalette reconnaissant sa défaite. Pourtant, de hauts responsables du RN ont rejeté l’idée selon laquelle la défaite du parti indiquait qu’il avait atteint un « plafond de verre » avant l’élection présidentielle de l’année prochaine.
« Le Rassemblement national et ses candidats ont réalisé ce soir, lors de cette élection municipale, la plus grande avancée de toute son histoire », a déclaré le chef du RN Jordan Bardella, faisant allusion aux victoires dans les circonscriptions locales où il n’était auparavant pas présent.
Au premier tour, le parti anti-immigration de Bardella a été réélu à Perpignan, dans le sud du pays, ainsi que dans des villes plus petites. Et dimanche, les sondages à la sortie des urnes ont indiqué qu’Eric Ciotti, un ancien conservateur traditionnel désormais allié du RN, a gagné à Nice, la cinquième ville de France.
L’ancien Premier ministre Edouard Philippe a été réélu maire de sa ville du Havre, dans le nord du pays, selon les chaînes TF1 et LCI, réalisant une performance meilleure que prévu qui renforce ses espoirs de briguer la présidentielle en 2027.
Philippe, un homme politique de centre-droit qui a été Premier ministre sous le président centriste Emmanuel Macron, a prononcé un discours avec un message national clair, affirmant que sa victoire montrait qu’« il y avait des raisons d’espérer » dans les valeurs de la France et que les extrêmes pouvaient être vaincus.
Le taux de participation à 17 heures, heure locale (16 heures GMT), était d’un peu plus de 48 % en France métropolitaine, soit plus que lors du scrutin de 2020 organisé pendant la pandémie de COVID-19, mais quatre points de moins qu’en 2014, selon le ministère de l’Intérieur.



