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Vendredi, avril 3, 2026
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Les changements annoncés par l’État du Sénégal pour les gares routières

Le ministre des Transports terrestres et aériens, Yakhouma Diémé, a annoncé qu’une décision importante sera prochainement prise concernant la gestion des gares routières appartenant à l’État. Cette orientation fait suite à une rencontre prévue avec le Premier ministre, dans un contexte marqué par des perturbations liées à un mouvement de grève dans le secteur du transport.

Dans un entretien accordé à l’Agence de presse sénégalaise (APS), le ministre a pointé du doigt le rôle de certains groupements de transporteurs et de chauffeurs dans les difficultés observées. Il a notamment critiqué le fait que ces organisations, en cessant leurs activités, empêchent d’autres transporteurs privés de travailler dans des conditions normales. Selon lui, ces blocages vont au-delà de l’exercice du droit de grève et entravent directement la liberté de travail d’autres acteurs du secteur.

Les effets de cette grève ont été particulièrement ressentis dans les régions de l’intérieur du pays, davantage qu’à Dakar. Le ministre a tenu à préciser que cette situation ne relève pas d’un traitement différencié en faveur de la capitale. Il l’explique plutôt par le mode de gestion des infrastructures : les gares routières situées à l’intérieur du pays, bien que propriétés de l’État, sont administrées par des groupements de transporteurs et de chauffeurs.

Dans ces localités, certains de ces groupements se sont opposés à toute activité, allant jusqu’à empêcher d’autres transporteurs privés d’opérer. Ces derniers, confrontés à des pressions ou à des risques d’opposition physique, ont dû suspendre leurs activités. Cette situation a ainsi fortement limité la mobilité des populations dans plusieurs zones du territoire.

Face à ces blocages, les autorités entendent réexaminer le mode de gestion des gares routières publiques. Le ministre a indiqué que cette question sera abordée avec le Premier ministre, et que les décisions qui en découleront seront rendues publiques. Cette réflexion s’inscrit dans une volonté de garantir un fonctionnement normal des infrastructures de transport et d’éviter que des situations similaires ne se reproduisent.

Yakhouma Diémé a également rappelé que l’État ne peut rester propriétaire des gares routières tout en subissant des blocages empêchant les Sénégalais de se déplacer librement. Il a souligné que ces infrastructures avaient été confiées aux groupements dans le but de permettre l’exercice de libertés fondamentales telles que la liberté de commerce, de circulation, le droit de grève et le droit de travailler. Toutefois, selon lui, ces principes ne doivent pas être détournés au point de porter atteinte aux droits des autres usagers et professionnels du secteur.

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