Les supporters sénégalais emprisonnés attendent la réponse du juge à leur déni d’actes répréhensibles lors de la finale de la Coupe d’Afrique des Nations au Maroc.
Publié le 14 avril 2026
Dix-huit supporters de football sénégalais condamnés pour avoir envahi un terrain lors de la chaotique finale de la Coupe d’Afrique des Nations à Rabat en janvier ont nié tout acte répréhensible.
En février, un tribunal marocain a condamné les 18 supporters de football sénégalais à des peines de prison allant de trois à 12 mois pour hooliganisme.
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Les procureurs ont demandé des sanctions plus sévères devant la cour d’appel de Rabat, mais les peines initiales ont été confirmées lundi.
Les Sénégalais ont fait valoir qu’ils avaient été contraints d’entrer sur le terrain en raison de l’afflux de foule ou pour éviter les crachats et les projectiles lancés vers eux.
Ils ont déclaré qu’il ne s’agissait pas de protester contre une décision arbitrale à l’issue de la finale controversée de la CAN le 18 janvier, remportée 1-0 par le Sénégal. Le Premier ministre sénégalais Ousmane Sonko s’est prononcé pour dénoncer cette décision.
La Confédération africaine de football (CAF) a annulé la victoire du Sénégal le mois dernier, attribuant le titre au Maroc deux mois après la finale.
La Fédération sénégalaise de football a immédiatement chargé ses avocats de appel au Tribunal Arbitral du Sport (TAS).
L’avocate de la défense Naima El Guellaf a demandé lundi que des vidéos des incidents soient diffusées pour vérifier l’identité des 18 Sénégalais présents au tribunal.
Une démarche rejetée par le parquet, qui estime que les Sénégalais ont été pris sur le fait.
« Le monde entier a vu en direct ces terribles images », affirme-t-il.
Le juge n’a pas encore répondu à la demande de rediffusion des vidéos des incidents.
« Il y a eu des erreurs; les personnes impliquées dans ce qui s’est passé sont actuellement au Sénégal et ne sont pas présentes ici », a déclaré à l’AFP un deuxième avocat de la défense, Patrick Kabou.

