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Vendredi, mai 8, 2026

Après la sortie de la Namibie, l’australien Woodside cible trois blocs offshore en Angola

  • Woodside signe un accord avec l’Angola pour évaluer le potentiel d’hydrocarbures offshore
  • L’étude couvre les blocs 25, 26 et 43 du bassin de Namibe en eaux profondes
  • L’Angola cherche de nouveaux partenariats d’exploration dans un contexte de baisse de la production pétrolière

Woodside Energy cherche à étendre ses opérations africaines en Angola après avoir signé un protocole d’accord avec le régulateur pétrolier national du pays.

Le groupe australien a signé l’accord, mercredi 6 mai, avec l’Agência Nacional de Petróleo, Gás e Biocombustíveis (ANPG). Selon le régulateur, l’accord porte sur une évaluation du potentiel en hydrocarbures des blocs 25, 26 et 43 dans le bassin de Namibe, au large du sud de l’Angola, dans les zones d’eau profonde et ultra profonde.

L’accord prévoit une première période d’étude au cours de laquelle les deux parties analyseront les données géologiques et géophysiques des trois blocs. Les travaux comprendront des levés sismiques 2D et 3D, l’analyse des données des puits forés précédemment et la collecte d’informations techniques supplémentaires.

L’objectif est de déterminer si les blocs contiennent des ressources en hydrocarbures commercialement viables qui pourraient justifier de futurs investissements d’exploration. Le protocole d’accord ne constitue pas encore un contrat d’exploration contraignant, et aucune des parties n’a divulgué de calendrier ou de détails financiers pour le projet.

Dans un communiqué, l’ANPG a déclaré que l’accord faisait partie de sa stratégie visant à attirer les investissements et à soutenir les activités d’exploration et de développement pétroliers et gaziers en Angola.

Une stratégie d’expansion africaine sélective

L’accord en Angola s’inscrit dans la stratégie d’expansion africaine de Woodside lancée ces dernières années. La société détient actuellement un actif en production sur le continent : le champ pétrolier de Sangomar au large du Sénégal, dont la phase 1 de production a débuté en juin 2024, faisant du Sénégal un nouveau pays producteur de pétrole.

En décembre 2025, le champ avait produit 50 millions de barils de pétrole, soit environ 8 % des ressources récupérables estimées, a déclaré Clive Jones, vice-président de Woodside pour le Sénégal, lors de la dernière conférence MSGBC Oil, Gas & Power à Dakar.

En mars 2023, Woodside a conclu un accord avec Pancontinental pour financer une campagne sismique 3D de 35 millions de dollars sur le bloc PEL 87 dans le bassin Orange en Namibie en échange d’une option d’acquisition de 56 % du bloc, a rapporté l’Agence Ecofin. Après avoir examiné les données sismiques, Woodside a informé Pancontinental le 17 mars 2025 qu’elle n’exercerait pas l’option, selon Offshore Magazine. La société s’est retirée d’un permis considéré comme très prometteur et situé à proximité de la découverte de Mopane exploitée à l’époque par le groupe portugais Galp.

L’accord avec l’ANPG reflète l’ambition plus large de Woodside de renforcer sa présence en Afrique subsaharienne au-delà du Sénégal. Cela survient également alors que l’Angola cherche à inverser une baisse de la production pétrolière qui a poussé la production en dessous d’un million de barils par jour en juillet 2025, son niveau le plus bas depuis mars 2023.

Pour endiguer ce déclin, les autorités angolaises cherchent à accélérer l’exploration dans des bassins sous-développés comme celui de Namibe, notamment à travers des partenariats avec des sociétés énergétiques internationales.

Abdel-Latif Boureima

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