Le passage d’Habib Beye sur le banc de l’Olympique de Marseille continue de faire couler beaucoup d’encre. Alors que le technicien franco-sénégalais a essuyé de vives critiques ces derniers mois après avoir échoué à qualifier le club phocéen pour la prochaine Ligue des Champions, il a reçu un soutien de poids. Dans les colonnes du quotidien L’Équipe, l’ancien minot de l’OM Samir Nasri est monté au créneau pour dénoncer le traitement médiatique réservé à son ancien confrère.
Les critiques sur son passé de consultant ciblées
Ce qui agace profondément Samir Nasri, ce n’est pas le débat sur les résultats sportifs, mais le procès d’intention fait à Habib Beye concernant ses anciennes prises de position sur le plateau du Canal Football Club. Nombreux sont ceux qui lui ont en effet reproché ses avis tranchés de l’époque sur Luis Enrique, l’actuel entraîneur du Paris Saint-Germain. Une attitude que Nasri juge totalement déplacée :
« J’ai trouvé ça injuste. On devait juger Habib Beye pour sa capacité ou pas à entraîner l’OM, cela n’aurait dû être que cela ces quatre derniers mois. »
« Tout le monde l’attendait avec un fusil de sniper »
Pour l’ancien milieu de terrain des Bleus, il ne faut pas confondre les rôles. Un consultant est payé pour analyser et trancher, et il est anormal d’utiliser ses archives pour plomber sa nouvelle carrière de technicien :
« On ne doit pas le juger parce qu’il y a trois ans, il a déclaré qu’il ne comprenait pas la gestion du cas Mbappé par Luis Enrique. Il était alors payé pour être consultant et donner son avis. Et quand il est devenu entraîneur, tout le monde l’attendait avec un fusil de sniper pour lui tirer dessus. Ce n’est pas correct. »
Un mauvais signal envoyé aux consultants
Aujourd’hui lui-même consultant phare pour la télévision, Samir Nasri conclut en prévenant que ce genre de comportement risque d’appauvrir le débat footballistique à la télévision, en poussant les intervenants vers la langue de bois :
« Si on veut avoir des consultants engagés, qui apportent une plus-value, on ne peut pas les attaquer comme ça. »
Alors que l’OM s’active désormais en coulisses pour trouver le successeur d’Habib Beye, ce coup de gueule de Samir Nasri rappelle à quel point le banc olympien reste l’un des sièges les plus brûlants et exposés du football français.
SUNUSPORT

