En 2025, le secteur bancaire et financier de l’UMOA a évolué dans un environnement macroéconomique dynamique, caractérisé par une croissance du produit intérieur brut (PIB) réel de 6,6% contre 6,1% en 2024, selon un rapport.
A la fin décembre 2025, l’écosystème des établissements supervisés par la Commission Bancaire de l’Union Monétaire Ouest Africaine (UMOA) comprenait 493 entités, selon le rapport 2025 de la Commission Bancaire de l’Union Monétaire Ouest Africaine (UMOA).
Dans le détail, ce sont 161 établissements de crédit, 21 compagnies financières, 293 institutions de microfinance (IMF) de grande taille et 18 établissements de monnaie électronique (EME).
À cette date, l’UMOA comptait 39 établissements bancaires d’importance systémique (EBIS), soit trente-trois (33) à caractère national et sept (7) régionaux. Un établissement cumule les statuts d’EBIS régional et national.
Selon le rapport, en 2025, le secteur bancaire et financier de l’UMOA a évolué dans un environnement macroéconomique dynamique, caractérisé par une croissance du produit intérieur brut (PIB) réel de 6,6% contre 6,1% en 2024. Le taux d’inflation est ressorti nul, après celui de 3,5% en 2024. Dans ce contexte, les indicateurs d’activité du secteur sont demeurés globalement bien orientés en 2025.
En effet, le total de bilan des établissements de crédit s’est établi à 82 298,8 milliards, en hausse de 14,1%. Leurs emplois se sont chiffrés à 70 115,9 milliards, soit une croissance de 10,4% sur la période.
Les crédits à la clientèle ont augmenté de 5,5% sur l’année, pour atteindre 38 731,6 milliards. La qualité du portefeuille s’est légèrement améliorée, avec un taux brut de dégradation de 9,1%, contre 9,3% en 2024.
Ainsi, les ressources bancaires s’élèvent à 67459,9 milliards, en progression de 16,5%. Elles sont majoritairement constituées de dépôts (83,3%), en croissance annuelle de 16,0%.
Durant la même période, le Produit Net Bancaire (PNB) s’est accru de 8,0%, pour atteindre 3 860,2 milliards. Ainsi, le secteur demeure rentable, avec un résultat net de 1 252,1 milliards, soit 25,5% de plus qu’en 2024. La solvabilité des établissements de crédit s’est également renforcée, avec un ratio ressortant à 15,6% en moyenne, contre 14,7% en 2024, pour une norme minimale de 11,5%.
Les trente-trois (33) EBIS nationaux concentrent 46,7% des actifs du système bancaire de l’UMOA. Ils affichent un taux brut de dégradation du portefeuille de crédit de 7,1% et un ratio de solvabilité de 15,4%.

