SENEGAL-AFRIQUE-SOCIETE-DEBAT
Dakar, 2 oct (APS) – Le Centre des hautes études de défense et de sécurité (CHEDS) veut contribuer à repenser la résilience africaine autour de la sécurité, de la gouvernance et du développement durable, a indiqué vendredi son directeur, le général Jean Diémé.
“Il s’agit de proposer un nouveau logiciel consacré à cette nouvelle forme de repenser la résilience en Afrique à partir de ces trois piliers fondamentaux”, a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse consacrée au quatrième colloque international du CHEDS, prévu les 6 et 7 octobre à Dakar.
Selon le général Diémé, cette rencontre doit notamment permettre de produire des “propositions de solutions” susceptibles d’accompagner les autorités sénégalaises dans l’exercice de la présidence de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO).
“Nous avons réfléchi sur les moyens d’accompagner cette gouvernance de la CEDEAO par le Sénégal”, a-t-il dit, soulignant la volonté du CHEDS de réunir des experts autour des principaux enjeux de sécurité auxquels la région est confrontée.
“L’objectif global de ce programme, c’est de réunir des experts qui, à travers les échanges, permettront de préparer des propositions de solutions au profit de nos autorités”, a-t-il ajouté.
Pour le coordonnateur de la commission scientifique du colloque, le professeur Saliou Ndiaye, cette réflexion intervient dans un contexte marqué par une succession de crises économiques, sanitaires et sécuritaires ayant mis à l’épreuve les capacités de résilience du continent.
“L’Afrique s’est toujours contentée d’être dans une position passive”, a-t-il estimé, évoquant notamment les programmes d’ajustement structurel, les crises sanitaires, le terrorisme, la criminalité transnationale et les cyberattaques.
Il a également relevé les difficultés liées à l’environnement macroéconomique, notamment l’endettement, l’inflation et les besoins de financement du continent.
Le professeur Ndiaye a expliqué que le colloque entend ‘’déconstruire’’ le concept de résilience pour examiner la manière dont les sociétés africaines ont absorbé les différents chocs, se sont adaptées et peuvent désormais construire de nouvelles capacités de résistance et de transformation.
“Il ne s’agit pas de parler de la résilience qu’on oublie tout simplement, mais d’abord de déconstruire ce concept”, a-t-il indiqué.
“La résilience, durant toutes ces crises, a d’abord encaissé ces chocs. C’est l’absorption. Et le fait de les avoir encaissés, comment l’Afrique a réagi, par quelle agilité l’Afrique a su se sortir de cette situation. Et enfin, le troisième thème qui nous intéresse, c’est la construction”, a-t-il relevé.
Le colloque, portant sur les perspectives d’une “résilience africaine durable”, réunira environ 250 participants, parmi lesquels des décideurs politiques, responsables civils et militaires, chercheurs, experts, représentants d’organisations régionales et internationales, acteurs du secteur privé et membres de la société civile.
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