12.2 C
New York
Mardi, octobre 6, 2026

Un spécialiste livre les clés de l’optimisation des flux de marchandises entre le Sénégal et la Russie

SENEGAL-MONDE-COMMERCE

Dakar, 6 oct (APS) – Le Sénégal, à travers le Port autonome de Dakar, dispose d’un hub performant pouvant permettre de concentrer les flux de fret, de réduire les coûts de manutention et de transport pour les pays du Sahel, a analysé le vice-président de l’Association des Sénégalais en Russie, Mamadou Ndiaye.

‘’Le Port autonome de Dakar est un hub naturel pour les pays du Sahel. Disposer d’un hub performant permettrait de concentrer les flux de fret, de réduire les coûts de manutention et de transport, et d’assurer une desserte maritime plus fréquente’’, relève Mamadou Ndiaye, doctorant à l’Université agraire d’État de Russie – Académie agricole de Moscou K. A. Timiriazev.

Il souligne, dans une tribune relayée par le service de presse du Forum économique et humanitaire Russie-Afrique, prévu les 28 et 29 octobre à Moscou, que le Sénégal, situé à l’extrémité la plus occidentale de l’Afrique, bénéficie d’un atout géographique unique.

Il laisse entendre que le développement de hubs logistiques et la modernisation des infrastructures portuaires peuvent faire du Sénégal une plateforme commerciale régionale, le port de Dakar, servant déjà de porte d’entrée pour le Mali, le Niger et le Burkina Faso. Selon lui, la coopération avec la Russie pourrait permettre d’accélérer un tel processus.

‘’Aujourd’hui, en Afrique de l’Ouest, les coûts logistiques représentent une part démesurée du prix des marchandises, en raison des goulets d’étranglement aux douanes et des procédures sur papier’’, estime-t-il tout en vantant les avantages de la numérisation qui permettrait de réduire radicalement les temps d’attente dans les ports et aux frontières, et de sécuriser les échanges grâce à la traçabilité des marchandises.

Le recours plus accru à la numérisation contribuerait également à lutter contre la contrebande et les faux documents, fait-il valoir, prenant l’exemple de l’approche systémique russe qui englobe aussi la douane numérique, les systèmes de marquage des produits, la gestion des chaînes d’approvisionnement et la transformation des produits agricoles.

‘’Construire une infrastructure, c’est une chose. Mais si, pendant vingt ans, nous devons faire appel à des spécialistes étrangers pour en assurer la maintenance, c’est que nous n’avons pas acquis la technologie. Un partenariat réussi doit inclure la formation des Sénégalais, le transfert de compétences et l’ouverture de la gestion et de la modernisation des systèmes aux entreprises locales’’, affirme-t-il.

M. Ndiaye est d’avis que l’approche russe, reposant sur la construction d’infrastructures et le transfert de technologies, renforcera les capacités locales.

AKS/ADL/SMD

- Advertisement -

Related Articles

Subscribe
Notify of
guest
0 Comments
Inline Feedbacks
View all comments

Stay Connected

0FansJ'aime
0SuiveursSuivre
22,900AbonnésS'abonner
- Advertisement -

Latest Articles

0
Would love your thoughts, please comment.x
()
x