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Dakar, 16 oct (APS) – Les consultations dans les établissements de santé portant sur la fertilité sont passées de 15% à 35%, entre 2020 et 2025, soit le triple en cinq ans, a-t-on appris, vendredi, de Dr Ndèye Khady Séne, gynécologue, spécialiste en fertilité à l’hôpital régional El hadji Ibrahima Niass.
Elle faisait partie des intervenants de l’atelier de partage avec les journalistes sur la politique nationale de santé en matière de planification familiale, sur le thème la prévention et de la prise en charge de l’infertilité.
Cette rencontre de deux jours, ouverte jeudi, à Dakar, est organisée par Direction de la santé de la Mère et de l’Enfant (DSME) du ministère de la Santé et de l’Hygiène publique (MSHP).
Au vu de cette évolution en seulement cinq ans, Dr Ndèye Khady Séne a invité les journalistes à accompagner davantage les campagnes de sensibilisation et de plaidoyer sur l’infertilité auprès des pouvoirs publics et de l’opinion publique.
‘’Vous allez être nos relais par rapport à la sensibilisation sur l’infertilité, le vécu des populations, des couples qui sont en situation d’infertilité, mais aussi faire un plaidoyer auprès de nos gouvernants concernant l’ouverture de plusieurs centres publics d’assistance médicale à la procréation pour alléger le coût de la prise en charge’’, a-t-elle lancé.
Eugène Kaly, président de l’Association des journalistes en Santé, population et développement (AJSPD)
Selon la gynécologue, lutter contre l’infertilité et ses implications sociales, c’est lutter contre la stigmatisation.
L’atelier de partage a vu la participation de 35 journalistes, dont des membres de l’Association des journalistes en santé, population et développement (AJSPD).
‘’L’objectif de ces deux jours de formation était de renforcer les capacités des journalistes sur l’infertilité qui est un problème de santé publique afin que, sur le terrain, nous puissions sensibiliser les populations, surtout les femmes qui sont victimes de ce drame social’’, a fait savoir Eugène Kaly, président de cette association.

Viviane Diatta, membre de l’AJSPD
Il a notamment fait observer qu’il s’agit de la première fois, depuis que la création de l’AJSPD, que la question de l’infertilité fait l’objet d’un atelier de formation.
‘’Cela a vraiment été une opportunité pour les membres de renforcer leurs capacités sur cette problématique pour un meilleur traitement médiatique’’, a-t-il dit.
Sa consœur, Viviane Diatta, également membre de l’AJSPD, a pour sa part constaté un tabou qui entoure l’infertilité, causant davantage de douleur aux personnes qui en souffrent, appelant les hommes à également se rendre dans les établissements de santé pour consultation.
AFD/ABB

