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Dakar, 22 oct (APS) – Le président de la Commission africaine des droits de l’homme et des peuples (CADHP), Idrissa Sow, a exprimé sa préoccupation face aux menaces visant les défenseurs des droits humains dans plusieurs pays africains, appelant à renforcer les mécanismes de protection des libertés fondamentales.
”Des menaces sans cesse croissantes contre les militants et les défenseurs des droits de l’homme dans des contextes de rétrécissement de l’espace civique constituent aussi une grande préoccupation et ont fait l’objet de plusieurs lettres d’appels urgents émises par la Commission” , a déclaré Idrissa Sow.
Il intervenait, mercredi, lors de la cérémonie de clôture de la 89e session ordinaire de la Commission, tenue à Dakar du 12 au 21 octobre.
Idrissa Sow a également cité les conflits armés et intercommunautaires, l’insécurité, le terrorisme, les insuffisances de la gouvernance démocratique et de l’État de droit, ainsi que les difficultés d’accès à la justice parmi les défis persistants.
”Les transformations technologiques, les changements climatiques et la récurrence des épidémies constituent également des enjeux croissants pour la protection des droits humains”, a-t-il ajouté.
Il a souligné que la situation des défenseurs des droits humains en Afrique de l’Ouest a fait l’objet d’un panel organisé en marge de la session.
La Commission a par ailleurs adopté une résolution portant sur le renouvellement du mandat du rapporteur spécial sur les défenseurs des droits de l’homme et du point focal sur les représailles, ainsi que du groupe d’appui associé à ce mécanisme.
Ces mesures s’inscrivent dans les efforts de la CADHP visant à consolider les mécanismes de prévention des violations et de protection des personnes engagées dans la défense des droits humains.
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