SENEGAL-JUSTICE
Bargny, 24 oct (APS) – L’Association des juristes sénégalaises (AJS) projette d’étendre ses “Boutiques de droit” à tous les départements du Sénégal, pour mieux aider les communautés encore éloignées, à se rapprocher des services d’information et d’accompagnement juridique, a annoncé, samedi, sa présidente, Aminata Fall Niang.
“Nous sommes dans la région de Dakar. Nous sommes également dans les régions de Thies, de Louga, de Ziguinchor, de Sédhiou, Kolda et à Kédougou. Nous espérons pouvoir être dans toutes les régions du Sénégal, voire dans tous les départements du pays’’, a-t-elle notamment indiqué.
Elle intervenait lors d’une cérémonie de consultations juridiques gratuites de la Boutique de droit itinérante de l’AJS à Bargny et Bambilor, des communes de la région de Dakar.
Aminata Fall Niang estime que de “nombreuses localités et de nombreux citoyens demeurent encore éloignés des services d’information et d’accompagnement juridique”, citant les femmes, les enfants et les personnes en situation de vulnérabilité.
“C’est précisément pour répondre à ces préoccupations et à ces défis que l’AJS a décidé au début de l’année 2026 d’initier le concept de la boutique de droits itinérantes”, a-t-elle relevé.
Mme Niang a assuré qu’à travers ces boutiques de droit dotées d’un numéro vert, l’association des juristes sénégalaises vient en aide aux citoyens par l’écoute, l’information et l’orientation.
“Nous accompagnons des milliers de populations chaque année. Et les résultats obtenus témoignent de l’ampleur de cet engagement. En 2025, nos boutiques de droit ont pris en charge 7456 dossiers”, a indiqué la présidente de l’AJS, selon qui “plus de 88% de ces chiffres concernent des femmes”.
“Depuis 2008 que nous avons créé ces boutiques, c’est plus de 68 868 dossiers que nous avons traités gratuitement pour les populations”, a signalé Mme Niang.
A l’en croire, ces chiffres illustrent certes la confiance que les populations accordent à l’AJS, mais “ils révèlent également l’importance des besoins en matière d’accès au droit et à la persistance des situations préoccupantes, notamment en matière de violence basée sur le genre […]”.
Elle a fait observer que cette catégorie représente “plus de 56% des dossiers traités” dans les centres mis en place par l’Association des juristes sénégalaises.
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