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Mardi, novembre 3, 2026

Sénégal : Les députés rejettent la Loi de finances rectificative 2026 – L’économiste Sénégal

Les députés sénégalais ont rejeté à une large majorité, le projet de loi de finances rectificative (LFR) pour l’année 2026, à la suite de la question préalable soulevée par un député du parti PASTEF- Les Patriotes, majoritaire au parlement, qui avait appelé au rejet de la poursuite de l’examen du texte budgétaire présenté par le gouvernement.

Le député Amadou Ba a principalement mis en avant des réserves sur la sincérité des prévisions budgétaires du gouvernement. Ainsi, sur les 165 députés que compte l’Assemblée nationale, 132 ont pris part au vote, dont 17 par procuration. Au décompte officiel des voix, 109 parlementaires se sont prononcés en faveur de la question préalable, 20 ont voté contre et 3 se sont abstenus. Le PLFR 2026 avait déjà été rejeté à deux reprises par la commission des finances et du contrôle budgétaire de l’Assemblée.

Le texte avait été examiné en plénière en début de semaine, avant d’être renvoyé en commission. Le gouvernement avait demandé et obtenu ce renvoi. Il avait ensuite répondu aux préoccupations de la commission, formulées dans un mémorandum qui détaille notamment les contraintes budgétaires, le financement du déficit, les subventions à l’énergie et le règlement des arriérés de paiement.

Le groupe parlementaire PASTEF-Les Patriotes, formation au pouvoir, a annoncé dans la foulée qu’il n’adopterait pas en l’état le PLFR 2026, reprochant au gouvernement de n’avoir apporté aucune modification au texte présenté lors du premier examen en commission.

Le groupe parlementaire de la majorité avance cinq principaux motifs pour justifier sa position. Les députés affiliés à ce parti dénoncent notamment « un manque de sincérité budgétaire concernant le déficit et la dette, ainsi que l’inefficacité des mesures de lutte contre la cherté de la vie et de protection du pouvoir d’achat ».

Ils s’insurgent aussi contre ce qu’ils qualifient « d’incohérence dans les choix d’investissement public et les priorités sociales, un déficit de transparence dans la communication de documents jugés essentiels à la compréhension du PLFR, ainsi que le refus de rationaliser les agences et d’encadrer les fonds spéciaux ».L’EconomisteduSenegal

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