Dos au mur après deux matchs nuls frustrants face à l’Égypte (1-1) et l’Iran (0-0), les Diables Rouges n’ont plus le choix : ils devront impérativement dompter la Nouvelle-Zélande dans la nuit de vendredi à samedi pour espérer voir les seizièmes de finale. Entre sérénité affichée sur le banc et autocritique dans le vestiaire, l’ambiance est électrique.
Par la rédaction Publié le 21 juin 2026
Le réveil est brutal pour la Belgique. Annoncés parmi les favoris de leur groupe, les Diables Rouges font du surplace dans ce début de Mondial. Pourtant, malgré un contenu laborieux ce dimanche face à l’Iran, le sélectionneur Rudi Garcia refuse de céder à la panique. Le technicien français reste intimement convaincu que son groupe détient les clés de la qualification.
« Maintenant, ce qui compte c’est la Nouvelle-Zélande. Il faut bien se préparer, bien se reposer parce que 30 minutes à 10 ça tape dans les organismes », a confié Garcia au micro de beIN Sports, faisant référence à l’expulsion qui a pénalisé son équipe en fin de match. « Moi j’ai confiance en mon équipe, on va battre la Nouvelle-Zélande et on aura 5 points. Je ne sais pas où l’on se trouvera mais peu importe, le tout c’est qu’on sorte de la poule. »
Si le sélectionneur se veut rassurant, le discours est nettement plus tranchant du côté des cadres de l’équipe. Symbole d’une attaque restée muette face au bloc iranien, Romelu Lukaku (33 ans, 128 sélections, 90 buts) est apparu particulièrement agacé en zone mixte. Pour le meilleur buteur de l’histoire de la sélection, les maux belges ne sont pas uniquement physiques ou tactiques, ils sont avant tout mentaux.
« On joue avec trop d’émotions », a regretté le puissant avant-centre. « Trop d’émotions dans certains moments clés du match. Je pense qu’il faut garder notre calme. Quand tu rentres dans un match, tu as toujours un plan, c’est bien de le suivre et de mettre les émotions de côté. »
Ce manque de lucidité et cette nervosité criante sur la pelouse ont coûté cher aux Diables Rouges, incapables de faire sauter le verrou adverse alors qu’ils jouaient leur survie.
Un véritable seizième de finale avant l’heure
Avec seulement deux points en deux rencontres, la Belgique s’est compliquée la tâche et s’apprête à disputer un match couperet d’une intensité rare lors de l’ultime journée. Face à une vaillante équipe de Nouvelle-Zélande qui jouera crânement sa chance, les hommes de Rudi Garcia devront impérativement allier la confiance de leur entraîneur à la discipline réclamée par Lukaku. Tout autre résultat qu’une victoire sonnerait le glas des ambitions belges et acterait un fiasco retentissant sur la scène internationale.
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