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Mardi, juillet 7, 2026

Coupe du monde 2026 : Comment Lionel Messi et Mohamed Salah sont devenus des icônes nationales

Le mot le plus fréquemment mentionné en Argentine à l’heure actuelle est « bicampeonato » (coupe du monde consécutive).

Mais la question que tout le monde se pose, et que personne ne veut aborder, est « que ferons-nous lorsque Messi prendra sa retraite » ?

Chaque nouveau match disputé par l’équipe nationale en Coupe du monde – comme celui contre l’Egypte mardi – est un pas de plus vers la gloire, une chance de réaliser un exploit que seuls deux autres pays ont réussi (l’Italie en 1934 et 1938 ; le Brésil en 1958 et 1962).

Pourtant, chaque match nous rapproche également du départ à la retraite de la plus grande icône du football argentin : le capitaine de l’équipe nationale, Messi.

Ses buts dans ce tournoi (sept), ses nouveaux records (disputer sa sixième Coupe du Monde, marquer lors de huit matches consécutifs de Coupe du Monde) et des rencontres dramatiques comme celle contre le Cap-Vert, ont permis au pays de rester concentré uniquement sur le moment présent.

Pour couronner le tout, Messi joue comme s’il avait 25 ans et non 39 ans.

Mais nous savons tous que celui qui nous a mené à une victoire en Coupe du monde (Qatar 2022) et à deux titres en Copa America (Brésil 2021 et États-Unis 2024) danse son dernier tango sous le maillot de l’albiceleste.

Ainsi, chaque victoire représente un progrès dans le tournoi mais aussi une occasion supplémentaire de profiter de l’homme qui a réussi à atteindre les mêmes sommets que Diego Maradona dans notre panthéon des dieux du football.

Il est intéressant de noter que de nombreux journalistes sportifs argentins ont critiqué le fait que, dans cette Coupe du monde, l’équipe nationale soit devenue une fois de plus « dépendante de Messi ».

L’une des grandes réalisations attribuées au manager Lionel Scaloni a été d’être le premier entraîneur à constituer une équipe qui complète Messi plutôt que de compter sur lui.

Dans les années qui ont précédé l’arrivée de Scaloni, l’équipe nationale avait enduré une série de chagrins – la défaite en finale de la Coupe du monde 2014 au Brésil et deux défaites aux tirs au but en Copa America (Chili 2015 et États-Unis 2016) – mais cela a changé sous le manager actuel.

Désormais, seuls quatre des 11 buts marqués par l’Argentine aux États-Unis n’ont pas été marqués par Messi ; les deux principaux attaquants – Lautaro Martinez et Julian Alvarez – semblent jouer simplement le rôle de pourvoyeurs du grand capitaine, et les milieux de terrain créatifs qui se sont manifestés lors des tournois précédents – Enzo Fernandez et Alexis Mac Allister – semblent plus concentrés sur la défense de leur propre but que sur l’attaque de celui de l’adversaire.

Comme dans une relation personnelle, il semble que plus on s’approche du départ d’un proche, plus on a besoin de lui.

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