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Mercredi, septembre 9, 2026

Jean-Claude Kassi Brou : « la croissance devrait s’établir à 3,0% en 2026 » – L’économiste Sénégal

La troisième session ordinaire du Comité de Politique Monétaire de la Banque Centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) s’est tenu ce mercredi 9 septembre 2026, sous la présidence de son Président M. Jean-Claude Kassi Brou.

Dans son discours d’ouverture, le Gouverneur de la BCEAO a rappelé le contexte dans lequel se tient la réunion, marqué, au plan international, par la persistance de fortes incertitudes liées aux tensions au Moyen-Orient et les perturbations qu’elles induisent sur les chaînes d’approvisionnement notamment énergétiques.

Les effets négatifs de ce conflit ont conduit à une révision à la baisse des perspectives économiques mondiales pour 2026 par le FMI, selon M. Jean-Claude Kassi Brou.

Ainsi, au niveau mondial, la croissance devrait désormais s’établir à 3,0% en 2026 contre 3,1% lors des prévisions d’avril 2026. Également, le taux d’inflation devrait se situer à 4,7% en 2026 contre 4,1% en 2025, sous l’impulsion de la hausse des prix de l’énergie.

Au sein de l’Union, a-t-il souligné, les conséquences de cette crise se sont fait sentir, à travers notamment les relèvements des prix du carburant, intervenus dans sept des huit Etats membres.

Le Gouverneur de la BCEAO a expliqué que le taux d’inflation de l’Union est ressorti à 0,4%, en glissement annuel, au deuxième trimestre 2026, après un niveau de -0,2% au trimestre précédent et a progressé pour atteindre 1,2% en juillet et 1,7% en août 2026.

Selon lui, cette accélération a été imprimée par la hausse des prix du transport, du logement et de certains produits alimentaires notamment la viande, le poisson et les légumes.

Pour le reste de l’année 2026, a-t-il ajouté, cette dynamique haussière des prix devrait se poursuivre, du fait notamment des impacts négatifs de la crise au Moyen-Orient.

Au niveau des finances publiques, sur la base des informations communiquées par les Etats membres, le déficit budgétaire global au premier semestre 2026 est ressorti à 3,4% du PIB, contre 3,2% un an plus tôt.

Pour l’année 2026, il a été révisé à la hausse, comparativement aux prévisions réalisées au mois de juin 2026, en raison notamment des mesures prises par certains Etats membres pour atténuer les effets socio-économiques de l’impact de la crise au Moyen-Orient sur les populations.

L’équilibre extérieur de l’Union est demeuré stable au cours du deuxième trimestre 2026. Pour l’année 2026, le profil des comptes extérieurs devrait refléter l’évolution moins favorable des termes de l’échange, consécutive aux tensions géopolitiques.

Sur le marché monétaire, les conditions se sont globalement assouplies au deuxième trimestre 2026, portées par une liquidité bancaire confortable et la réduction de 25 pdb des taux directeurs de la Banque Centrale intervenue en mars 2026.

Parallèlement, le financement de l’économie est demeuré bien orienté sur la période. Les crédits accordés au secteur privé ont progressé de 6,6% à fin juin 2026 après une hausse de 6,0% à fin mars 2026.L’EconomisteSénégal

 

 

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