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Mardi, octobre 6, 2026

Affaire Softcare : l’entreprise pourra reprendre ses activités, sous réserve de corriger les “insuffisances” de son management de la qualité (responsable)

SENEGAL-COMMERCE-REGLEMENTATION

Thiès, 6 oct (APS) – L’entreprise Softcare pourra reprendre ses activités, sous réserve de corriger les “insuffisances” de  son système de management de la qualité ayant éveillé des “suspicions”, conformément aux recommandations d’une Mission d’information parlementaire et d’un comité ad hoc du ministère de la Santé, a-t-on appris chef du service régional du Commerce de Thiès, Khadim Ndiaye.

Dans un entretien avec l’APS, à la suite de la session plénière de l’Assemblée nationale du 2 octobre dernier, consacrée à la présentation du rapport de la Mission d’information parlementaire sur la commercialisation de produits Softcare.

“Il va falloir corriger tout cela, sous le contrôle de l’exécutif des deux ministères, département de la Santé et celui du Commerce, mais sous le contrôle du Parlement”, a indiqué Khadim Ndiaye, faisant allusion aux “insuffisances” notées par les deux commissions d’enquête dans le management de la qualité de l’entreprise implantée dans la région de Thiès.

Il s’agit notamment de failles au niveau de la gestion des produits périmés, de la gestion des stocks, des registres, mais aussi de l’étiquetage des produits finis.

Il est question, “après la mise en conformité, que l’on laisse l’entreprise continuer ses activités industrielles, pour préserver l’investissement, lui permettre de jouer pleinement son rôle de création d’emplois et de développement économique et social du pays”, a-t-il précisé.

Le chef du service régional du Commerce de Thiès a rappelé que l’administration du commerce a “une mission centrale de protection de la santé du consommateur (…), qui lui permet de retirer des circuits de distribution tous les produits dont l’usage peut être dangereux pour la santé des populations”.

“Il y a eu une enquête qui a été commanditée par le ministère de la Santé et qui a réuni plusieurs cadres [de ce département ministériel], de ceux du  Commerce et de l’Industrie et d’autres experts qui ont travaillé sur cette question”, a expliqué Khadim Ndiaye, qui a siégé au sein de ce comité ad hoc, en tant que chef de service du Commerce de la région où est implantée l’entreprise Softcare.

”Il a été retenu qu’il n’y a eu aucune preuve matérielle ni scientifique quant à l’utilisation effective de matières premières périmées dans le processus de fabrication des produits” de Softcare, a-t-il affirmé.

“Aucune preuve n’a montré que ces matières premières ont été utilisées dans la fabrication des produits finis en circulation sur le marché”, a-t-il insisté.

Il a ajouté, reprenant les conclusions du ministère de la Santé : “Il n’y a eu aucun risque sanitaire, parce qu’il n’y a pas d’analyse, ni de preuves scientifiques pouvant attester que les produits de Softcare sur le marché présentent un danger, un problème de santé publique”.

A la suite de cette conclusion, le Parlement s’est aussi saisi de la question, avec au bout du compte, un rapport d’une Mission d’information qui tire les mêmes conclusions, raconte-t-il.

Selon lui, l’administration du Commerce a “une mission centrale de protection de la santé du consommateur” par la mise en place d’un système de contrôle de la qualité des produits qui lui permet de retirer des circuits de distribution tous les produits dont l’usage peut être dangereux pour la santé des populations.

Elle effectue “un contrôle a priori depuis l’importation et un contrôle a posteriori au niveau des circuits de distribution”, a-t-il dit, non sans ajouter qu’elle a aussi “une mission d’encadrement et de promotion du secteur privé”.  “Cela est d’autant plus évident qu’aujourd’hui [le portefeuille de] l’Industrie a été rattaché au Commerce”, a-t-il fait valoir.

”Ces deux commissions ont formulé des recommandations, relatives  aux insuffisances décelées, pour qu’il y ait une mise en conformité progressive” de l’entreprise Softcare  et pour qu’elle  améliore son système de management de la qualité.

“Il n’y a pas eu de risques sanitaires, mais il y a eu des suspicions du fait d’un mauvais système de gestion ou de management de la qualité au sein de l’entreprise”, a-t-il poursuivi, relevant une part de responsabilité de l’Agence sénégalaise de régulation pharmaceutique (ARP).

BT/ADI/HB/BK

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