Le monde des courses hippiques sénégalaises pourrait connaître une importante évolution institutionnelle. Alors que la création d’une fédération est envisagée, Badou Ndiaye, responsable de l’écurie Djapp, a exprimé son intérêt pour la présidence de cette future instance. Une ambition qu’il a dévoilée dans un entretien accordé au magazine SCORE 221.
Vers une nouvelle organisation des courses hippiques
L’hippisme sénégalais pourrait bientôt franchir une nouvelle étape dans sa structuration.
Actuellement organisé autour d’un Comité national de gestion (CNG), le secteur envisage la création d’une fédération destinée à renforcer sa gouvernance et à accompagner son développement.
Badou Ndiaye fait partie des acteurs favorables à cette évolution.
Le responsable de l’écurie Djapp souhaite notamment que cette transition repose sur des élections transparentes et une démarche associant les différents acteurs de la discipline.
Une candidature qui se dessine
Dans son entretien avec SCORE 221, Badou Ndiaye reconnaît son intérêt pour la présidence de la future fédération.
Il salue également le travail accompli par Mouhamadou Lamine Diop, président sortant du CNG, dont il juge le bilan positif.
Pour Badou Ndiaye, la prochaine étape doit permettre de consolider les acquis et de donner une nouvelle dimension aux courses hippiques sénégalaises.
Le défi des infrastructures
L’un des principaux problèmes du secteur reste la qualité des infrastructures.
Badou Ndiaye plaide pour la rénovation des hippodromes existants et la construction d’un hippodrome national répondant aux normes internationales.
Une telle infrastructure pourrait favoriser l’organisation de compétitions de haut niveau, attirer davantage de partenaires et contribuer à la professionnalisation de la filière.
Un secteur créateur d’emplois
Au-delà de la compétition, l’hippisme représente une activité économique qui mobilise de nombreux professionnels.
Jockeys, entraîneurs, soigneurs, propriétaires et employés des écuries participent au fonctionnement de cette filière.
Badou Ndiaye souligne notamment les investissements nécessaires pour entretenir une écurie de compétition. La sienne compte 22 chevaux, avec des dépenses importantes liées à l’alimentation, aux soins et au personnel.
Il appelle également à une meilleure valorisation des gains des propriétaires et à la recherche de nouveaux sponsors.
Une réforme attendue
La création d’une fédération pourrait ouvrir une nouvelle phase dans l’histoire des courses hippiques sénégalaises.
Mais cette évolution devra s’accompagner d’investissements, d’une meilleure organisation des compétitions et d’une stratégie de développement durable.
Avec sa prise de position, Badou Ndiaye se place déjà parmi les personnalités susceptibles de jouer un rôle important dans cette transformation.
Source : entretien de Badou Ndiaye accordé à SCORE 221, novembre 2026, pages 10-13. Adaptation et rédaction : SunuSport.com.
Hippisme sénégalais : Badou Ndiaye prêt à briguer la présidence de la future fédération

