Les médias iraniens rapportent des morts dans le centre de l’Iran alors que Téhéran lance de nouvelles salves de missiles sur des cibles israéliennes.
Publié le 14 mars 2026
Une frappe de missile sur une zone industrielle de la ville d’Ispahan, dans le centre de l’Iran, a tué au moins 15 personnes, des ouvriers se trouvant à l’intérieur d’une usine au moment de l’attaque, rapportent les médias iraniens.
La frappe a touché une usine produisant des équipements de chauffage et de refroidissement samedi, jour ouvrable en Iran, selon l’agence de presse semi-officielle Fars, qui a attribué l’attaque aux forces américaines et israéliennes.
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Cela survient le 15e jour d’un conflit qui, selon le ministère iranien de la Santé, a fait au moins 1 444 morts et plus de 18 500 blessés depuis le début des attaques américano-israéliennes le 28 février.
Des villes iraniennes ont été ciblées à plusieurs reprises depuis le début des hostilités.
Le 8 mars, des bombardements ont endommagé le consulat russe à Ispahan, blessant du personnel, Moscou qualifiant cette frappe de « violation flagrante » des conventions internationales.
Le ministère iranien de la Culture a déclaré samedi que 56 musées et sites historiques avaient été endommagés, dont la place Naqsh-e Jahan, une pièce maîtresse d’Ispahan du XVIIe siècle, et le palais du Golestan à Téhéran, classé au patrimoine mondial de l’UNESCO.
L’UNESCO s’est dite « profondément préoccupée », notant que quatre des 29 sites iraniens du patrimoine mondial avaient été touchés.
Par ailleurs, samedi, l’armée iranienne a confirmé que le général de brigade Abdullah Jalali-Nasab avait été tué dans une attaque israélienne, affirmant qu’il avait été « martyrisé alors qu’il défendait le pays ».
Plus tôt, les forces américaines ont également frappé l’île de Kharg, qui accueille environ 90 pour cent des exportations de brut iranien, même si un responsable régional a déclaré que les opérations se poursuivaient normalement et qu’il n’y avait pas de victimes.
Le président américain Donald Trump avait déjà menacé de cibler les infrastructures pétrolières de l’île si Téhéran continuait de perturber le détroit d’Ormuz.
Toute perspective de négociations semble lointaine. L’administration Trump a repoussé les efforts régionaux visant à négocier un cessez-le-feu, un haut responsable de la Maison Blanche ayant déclaré à l’agence de presse Reuters que le président se concentrait sur la poursuite des efforts.
« Cela ne l’intéresse pas pour le moment et nous allons poursuivre la mission sans relâche », a déclaré le responsable.
L’Iran a également exclu les négociations tant que les attaques se poursuivent, a rapporté Reuters, citant un responsable iranien anonyme.
Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a adopté un ton de défi samedi, affirmant que le cadre de sécurité américain dans la région s’était « révélé plein de lacunes » et appelant ses voisins à « expulser les agresseurs étrangers ».
Le ministre israélien de la Défense, Israël Katz, a déclaré que la guerre entrait dans une « phase décisive », qui « se poursuivrait aussi longtemps que nécessaire ».
L’Iran a lancé samedi de nouvelles salves de missiles sur Israël, avec des explosions entendues au-dessus de Jérusalem, selon des journalistes de l’agence de presse AFP.
Six vagues de missiles, certains transportant des ogives de bombes à fragmentation, ont frappé de vastes zones du pays, a indiqué l’armée israélienne. À Eilat, l’impact d’une arme à sous-munitions a blessé trois personnes, dont un garçon de 12 ans, selon le Times of Israel.



