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Jeudi, septembre 3, 2026

Sénégal-FMI : Un accord aux retombées sociales et économiques salvatrices – L’économiste Sénégal

L’accord technique qui ouvre la voie à un programme économique et financier d’un montant de 2,2 milliards de dollars (1 243 milliards de FCFA) auquel sont parvenus le Sénégal et le Fonds monétaire international (FMI) fera de l’assainissement des finances publiques du pays un instrument au service de l’économie et des Sénégalais, en particulier des couches vulnérables.

Dans une note au public publiée par le bureau d’information et de communication du gouvernement (BIC GOUV) Le ministre de l’Economie, des Finances et du Plan, Cheikh Diba explique ce que l’accord apporte aux entreprises.

Selon lui, le Gouvernement accélérera l’apurement de ses obligations envers le secteur privé. Sur le reste de l’année, une enveloppe de 300 milliards de FCFA est consacrée au règlement des créances dues aux entreprises.

L’amélioration des finances publiques et du profil de la dette doit permettre d’accélérer l’apurement des arriérés, de réinjecter de la liquidité dans l’économie, d’améliorer la trésorerie des entreprises et de préserver le financement des investissements.

« Régler cette dette intérieure, c’est sauver des emplois et rendre confiance aux entreprises qui travaillent avec l’État. Dans le même temps, les banques, qui ont prêté à l’État pendant deux ans, retrouvent de la marge pour prêter aux entreprises, et l’incertitude qui paralysait les décisions d’investissement se dissipe. »

Également, les ménages vont profiter de cet accord notamment grâce au paiement des Bourses de sécurité familiale qui sera effectué avant la fin du mois de septembre et en amont de la rentrée scolaire.

À compter de 2027, l’enveloppe sera doublée, passant de 70 milliards à 140 milliards de FCFA, tandis que le nombre de familles bénéficiaires passera de 500 000 à plus d’un million de ménages. »

Pour le Sénégal, un accord avec le FMI est le sceau de crédibilité le plus reconnu de la finance internationale. Il déclenche un effet d’entraînement : la Banque mondiale, la Banque africaine de développement et les bailleurs bilatéraux conditionnent une part de leurs appuis à l’existence d’un programme, et ces financements sont les moins coûteux et les plus longs. Il transforme une signature pénalisée en une signature de nouveau fréquentable. Il conforte la place du Sénégal dans l’UEMOA et la solidité de la monnaie commune. Et il donne à l’ambition du pays les moyens de sa réalisation : on ne finance pas une vision de long terme sur des ressources chères, incertaines et courtes. Ce redressement est le socle financier de l’Agenda national de Transformation.

L’EconomisteSénégal

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