Le magistrat impose au figure de l’opposition une peine de cinq ans qui, selon ses avocats, fera l’objet d’un appel.
Publié le 16 avril 2026
L’opposant sud-africain Julius Malema a été condamné à une peine de prison pour avoir tiré en l’air avec un fusil lors d’un rassemblement de son parti.
Malema, le chef du parti d’opposition d’extrême gauche Economic Freedom Fighters (EFF), a été condamné jeudi à cinq ans de prison par le magistrat Twanet Olivier.
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Malema, qui est l’un des hommes politiques les plus éminents d’Afrique du Sud, a été reconnu coupable l’année dernière de chefs d’accusation, notamment de possession illégale d’une arme à feu et de décharge d’arme dans un lieu public, à la suite de l’incident survenu en 2018 dans un stade de la province du Cap oriental.
Le chef du quatrième parti au Parlement, âgé de 45 ans, avait plaidé non coupable, arguant que l’arme était un jouet.
« Ce n’était pas (…) un acte impulsif », a déclaré le magistrat. « C’était l’événement de la soirée. »
La défense de Malema a déclaré que les tirs étaient uniquement destinés à être festifs.
Ses avocats ont demandé l’autorisation de faire appel de la décision du magistrat quelques minutes après sa lecture devant un tribunal de KuGompo City, anciennement East London, jeudi.
Devant le tribunal, des centaines de partisans de l’EFF, vêtus de rouge, se sont rassemblés pour le prononcé de la peine dans cette affaire politiquement chargée.
L’EFF – un petit parti qui se fait entendre – affirme que cette affaire est une tentative de faire taire son leader au franc-parler, connu pour ses discours enflammés.
Les partisans du parti ont menacé de manifester si leur chef était emprisonné.
Le magistrat a souligné que « ce n’est pas un parti politique qui a été condamné ici… c’est une personne, un individu ».
La peine maximale était une peine de 15 ans de prison. Si elle est confirmée après tous les appels, la peine de cinq ans empêcherait Malema d’exercer ses fonctions de législateur.
Cela constituerait un revers majeur pour l’EFF, qui bénéficie d’un fort soutien parmi les jeunes Sud-Africains frustrés par les inégalités raciales qui persistent depuis la fin du régime de la minorité blanche en 1994.



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