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Mercredi, avril 15, 2026

 »La démocratisation de la bourse est une priorité stratégique pour la BRVM »(Dr Edoh Kossi Amenounve) – L’économiste Sénégal

Entretien

L’Economiste Sénégal vous livre in extenso une interview exclusive de Edoh Kossi AMENOUNVE, Directeur Général de la Bourse Régionale des Valeurs Mobilières accordée au magazine Bloomfield Review. 

Monsieur le Directeur Général, la BRVM est souvent citée comme un exemple de transformation réussie sur le continent. Pouvez-vous revenir sur votre parcours et expliquer comment votre vision stratégique a contribué à faire évoluer cette bourse vers le modèle que nous connaissons aujourd’hui ?

Dr Edoh Kossi AMENOUNVE : Mon parcours académique part du Togo au Canada. Après mon Baccalauréat série C au Collège St Joseph de Lomé, puis d’une Maitrise en Science de Gestion obtenu en 1990 à l’Université du Bénin (actuelle Université de Lomé), je suis parti pour le Canada.

Au Canada, je me suis inscrit à l’Université de Laval, où j’ai obtenu un Master in Business Administration (MBA), option Finance et Assurance ; ensuite, j’ai soutenu ma Thèse de Doctorat en Sciences de l’Administration (Ph. D.), option Finance en 1995, sur le thème « Anomalies de marché et conditions économiques : une approche globale à la prédiction des rendements boursiers. » sur le New York Stock Exchange (NYSE). Après ma Thèse, j’ai intégré un Institut de recherche pour mes activités post-doctorales au cours desquelles je me suis intéressé aux marchés de capitaux développés et émergents.

Comme vous pouvez le constater, mon parcours, à la fois académique et technique, m’a permis d’avoir, très tôt, une connaissance approfondie des marches financiers internationaux et africains, ainsi que leurs forces mais aussi leurs fragilités structurelles.

Cette prédisposition m’a amené à embarquer dans l’aventure de la BRVM dès sa création en 1996. Dès le départ, il s’est agi de créer un marché régional unique, crédible, moderne et résilient, dans un environnement économique et institutionnel marqué par une intégration économique naissante. J’y ai passé quelques années comme Assistant du premier Président du Conseil d’Administration, où j’ai activement contribué à la mise en place effective de notre Bourse Régionale.

Sur la période de 1996 à 1999, il y a eu la construction du Siège à Abidjan, la mise en place des Antennes Nationales de Bourse (ANB) dans les autres pays de l’UEMOA, l’élaboration des premiers textes réglementaires, les premiers choix technologiques, et la formation initiale des acteurs du marché. Tout cela ayant abouti au demarrage effectif des opérations le 16 septembre 1998. A la fin de cette mission, je suis retourne en 2000, au Togo, pour gérer la première Société de Gestion et d’Intermédiation (SGI) du pays, la SGI-TOGO, que j’avais créé en 1996 et dont j’ai été nommé 1er Directeur Général, le 02 octobre 1997. J’ai créé, dans la foulée, la première Société de Gestion d’OPCVM togolaise, OPTI Asset Management en 2002, avec trois (3) Fonds Communs de Placement (FCP). En 2003, le poste de Secrétaire Général du Conseil Régional de l’Epargne Publique et des Marchés Financiers – CREPMF (devenu l’AMF-UMOA) s’est ouvert et un concours régional de recrutement a été lancé. J’y ai candidaté et, arrivé en tête, j’ai été retenu pour le poste avec une prise de fonction, le 02 septembre 2003.

Ainsi, après mon expérience en tant qu’acteur de marché, j’ai exercé les fonctions de régulateur de marché en qualité de Secrétaire Général du CREPMF, pendant plus de 09 ans, de 2003 à 2012.

Au cours de cette période, j’ai contribué au pilotage du Projet de Développement du Marché Financier (PDMF) de l’UEMOA mis en place avec l’assistance de la Banque Mondiale et finance par l’Agence Francaise de Développement (AFD) et l’Agence Canadienne de Développement International (ACDI). A la faveur de ce projet, j’ai conduit plusieurs réformes pour la modernisation et l’efficience de notre marché notamment, (i) la mise en vigueur de nouvelles règles comptables, (ii) la relecture des textes du marché, (iii) la réforme des garanties d’émission d’emprunts et l’introduction de la notation, (iv) la mise en place du marché hypothécaire et de la titrisation, (v) l’harmonisation de la fiscalité des valeurs mobilières, et (vi) la revue de la tarification du marché.

L’achèvement de ces chantiers a contribué à moderniser davantage le Marché Financier Régional de l’UEMOA afin qu’il apporte une plus grande contribution au financement des économies de notre Union.

Ensuite, je suis revenu à la BRVM, mais cette fois comme Directeur Général. J’y ai pris fonction le 02 octobre 2012, et je suis dans la 14ème année de cette mission.

L’accumulation de toute cette expérience, avant de prendre les commandes de la BRVM, m’a été profitable dans la conduite de mon action qui repose sur une vision stratégique très claire basée sur trois piliers : l’utilité économique de la BRVM pour le financement de nos Etats et du secteur privé, sa crédibilité et son rayonnement international, sa pénétration dans la culture financière de nos populations.

Depuis ma prise de fonction, j’ai pris le pari de relancer la BRVM en mettant en œuvre les réformes que j’ai menées dans mes fonctions à l’Autorité de Régulation. J’ai aussi engagé d’autres réformes profondes portant sur la modernisation technologique, la diversification des instruments financiers, l’amélioration de la gouvernance des sociétés cotées et le renforcement de la transparence.

Aujourd’hui, les résultats visibles sont le fruit de cette vision stratégique sur le long terme et de l’engagement constant dans la mise en œuvre des réformes, notamment (i) la transformation progressive de notre Bourse Régionale en un véritable outil de financement du développement, au-delà de sa fonction traditionnelle de place de cotation et (ii) son positionnent appréciable sur la carte des marchés émergents comme 5ème bourse africaine.

Vous êtes un fervent défenseur du renforcement de la coopération entre les places boursières africaines. Pensez-vous qu’il soit réaliste et souhaitable, à terme, d’aller vers un marché africain unique des capitaux, voire une monnaie commune, afin de lever les barrières à l’investissement et au financement ?

Je suis plutôt un observateur réaliste du décloisonnement et de la dérégulation dans la sphère financière. Il y a quelques années, beaucoup pensaient que c’était une vue de l’esprit. La révolution technologique est venue nous montrer que l’intégration est possible : la rapidité de circulation des capitaux avec les moyens modernes de paiement, l’apparition des instruments financiers innovants et la montée en puissance des places financières émergentes.

L’intégration économique, financière et des bourses ne sont plus une option.

Parlant de notre Continent, l’Afrique souffre de la fragmentation de ses marchés de capitaux, ce qui limite leur profondeur, leur liquidité et leur attractivité  pour  les  investisseurs internationaux. Le Continent enregistre, en effet, 25 bourses actives avec une capitalisation de 2 000 milliards de dollars, soit 1,3 % de la capitalisation boursière mondiale et une disparité significative entre les marches. La Place boursière africaine est largement dominée par la Johannesburg Stock Exchange (JSE) qui représente 70 % de la capitalisation totale des bourses africaines. Par sa taille, JSE fait 12 fois la Bourse de Casablanca, 58 fois la BRVM et 436 fois le Rwanda Stock Exchange. Des marchés de capitaux africains intégrés  permettraient  à  l’échelle continentale une meilleure mutualisation de l’épargne, une réduction des coûts de financement et une allocation plus efficace du capital. Le Continent enregistre, par exemple, de grands fonds de pension qui, dans une situation d’intégration des marchés, pourraient investir dans tous les pays au bénéfice aussi bien des émetteurs que des cotisants : Public Investment Corporation (PIC) d’Afrique du Sud à des actifs sous gestion qui s’élèvent à 157 milliards de dollars US ; le Social Security and National Insurance Trust (SSNIT) du Ghana affiche des actifs sous gestion de 2,27 milliards de dollars US etc.

Toutefois, il s’agit d’un processus graduel, qui doit tenir compte des réalités économiques, monétaires et politiques de chaque sous-région. Cela peut expliquer la lenteur actuelle observée. La BRVM est néanmoins un exemple réussi d’intégration boursière. Elle est la Bourse commune aux huit (8) Etats membres de l’UEMOA : Bénin, Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Guinée Bissau, Mali, Niger, Sénégal et Togo. C’est la première expérience mondiale de bourse régionale, démutualisée, totalement intégrée et entièrement électronique. Par ailleurs, avec l’évolution numérique, la monnaie unique se dessine déjà. Ce n’est qu’une question de temps.

La BRVM multiplie les roadshows internationaux, notamment en Europe, en Amérique du Nord, au Moyen-Orient et en Afrique australe. Quels sont les objectifs stratégiques de ces démarches et quels bénéfices concrets en tire aujourd’hui le marché financier de l’UEMOA ?

Les roadshows répondent à un double objectif stratégique. D’une part, il s’agit de corriger la perception du risque en Afrique, souvent mal évalué ou mal compris. Positionner la BRVM comme une porte d’entrée crédible, structurée et sécurisée vers l’Afrique de l’Ouest et l’UEMOA, d’autre part.

Les bénéfices sont tangibles : élargissement de la base d’investisseurs, diversification des profils de détenteurs de titres, amélioration de la liquidité du marché et, surtout, une meilleure valorisation des entreprises et des émissions souveraines de l’UEMOA. Il est important de rappeler que les investisseurs de la BRVM résident en majorité dans l’UEMOA (76 %) suivi des Etats Unis (10 %) et de l’Europe (7 %). Cette cartographie était l’inverse en 2012, avec seulement 20 % des investisseurs dans l’Union et 80 % à l’étranger.

Depuis 2014, la BRVM organise périodiquement des road show à l’international – Les BRVM Investment Days : Paris (2014), Londres et New York (2015), Abu Dhabi, Dubaï et New York (2016), Johannesburg et Londres (2018).

A la suite des étapes de : Johannesburg en 2024, à la Bourse de Johannesburg (JSE) – Pays invité : Côte d’Ivoire ; Londres en mai 2025, à la Bourse de Londres – Pays invité Bénin ; la prochaine étape du roadshow se tiendra à New York, durant la semaine du 21 avril 2026, au Nasdaq MarketSite.

Malgré ses avancées, la bourse demeure encore perçue comme un univers complexe et peu accessible par une grande partie des acteurs économiques de la sous-région. Quelle est votre stratégie pour démocratiser la culture boursière et faire du marché des capitaux un réflexe d’investissement et de financement local ?

La démocratisation de la bourse est une priorité stratégique pour la BRVM. Elle a mené plusieurs actions dans ce sens : l’éducation financière dès le plus jeune âge avec la production de livrets et de jeux éducatifs ; des programmes de formation ciblant les étudiants avec des conférences et l’ouverture de salles de marché, toutes les couches de la population active ainsi que les entreprises. La BRVM est également active sur les réseaux sociaux et contribue pleinement à la digitalisation des canaux d’accès au marché. L’ambition de notre Bourse est de faire de l’investissement boursier un réflexe économique naturel, au même titre que l’épargne bancaire ou l’investissement immobilier.

L’économie de l’UEMOA reste largement dominée par l’informel, les PME et les TPE. Comment la BRVM peut-elle adapter ses produits et ses mécanismes à cette réalité économique, sans se limiter à une logique de conformité aux standards internationaux ?

La BRVM est consciente que le modèle universel des marchés de capitaux ne peut être transposé à nos pays sans tenir compte de certaines réalités et aussi sans saper les fondements de la finance de marché. La BRVM travaille donc à des solutions adaptées, combinant exigences de gouvernance et flexibilité opérationnelle. L’objectif n’est pas d’obliger les entreprises à se conformer immédiatement à des standards internationaux élevés, mais de les accompagner progressivement vers la formalisation et la transparence, conditions indispensables à une structure financière pérenne. Depuis quelques années, la BRVM s’est formellement inscrite dans la dynamique de s’ouvrir aux PME de l’Union.

A ce titre, nous avons lancé en 2017 un Troisième Compartiment dédié aux PME ainsi qu’un programme d’accompagnement pour faciliter l’accès au marché de cette catégorie d’entreprise, le Programme ELITE BRVM Lounge. Ce Programme, qui a pris fin en décembre 2022, a enregistré la participation de 30 PME provenant de quasiment tous les Etats de l’UEMOA. Parmi ces PME participantes : 3 entreprises ont eu recours au Marché Financier Régional à travers l’émission d’emprunts obligataires pour un total de 37 milliards de FCFA levés et 4 PME ont eu recours à diverses autres sources de financement (banques, SFD, etc.), pour environ 15 milliards de FCFA mobilisés. Le Programme a pris fin en décembre 2022 et les 30 PME qui y ont participé constituent un vivier qui animera le Troisième Compartiment de la BRVM dans les prochaines années. Nous poursuivons nos efforts et réflexions pour la dynamisation du Compartiment et la B R VM est sur le point de lancer un nouveau programme d’accompagnement des PME.

Le Troisième compartiment dédié aux PME a été mis en place, mais aucune entreprise n’y est encore cotée. Comment expliquez-vous cette situation et pensez- vous que les critères actuels soient réellement adaptes au profil et au niveau de maturité des PME de la sous-région ?

Tout d’abord, il est important de rappeler que toute entreprise a trois formes de financement qui s’offrent à elle : (i) l’autofinancement, (ii) le financement bancaire et (iii)        le financement par le marché. L’accès au marché des capitaux est le dernier palier du financement et constitue avant tout un marqueur d’ambition.

Sauf pour les start-ups, l’accès à la Bourse intervient à un stade de vie assez avancé de l’entreprise, où elle cherche des ressources pour accélérer son développement et conquérir de nouveaux marchés, après avoir bénéficié des autres sources de financements octroyés, notamment, par les Institutions de microfinance, les fonds de Private Equity, les établissements bancaires, etc.

Les Etats Unis comptent 36 millions de PME dont seulement 2 000 PME cotées en bourse. L’Europe compte 26 millions de PME pour seulement 1 400 PME cotées en bourse. En Afrique nous enregistrons pour les 25 bourses actives seulement une centaine de PME cotées. Ces statistiques montrent clairement qu’en réalité, seules quelques PME, ayant atteint un certain niveau de maturité, en termes de gestion, de chiffre d’affaires, d’expérience managériale, qui ont une vision et un plan stratégique précis pour développer leurs activités à grande échelle, ont un intérêt réel à lever des fonds sur le marché des capitaux. Il y va également de la protection des investisseurs. Pour les autres types de PME, la banque et capital-investissement restent des solutions adaptées à leur stade de développement.

De façon spécifique, pour ce qui nous concerne a la BRVM, après analyse, si nous n’avons pas encore de PME cotées, c’est avant tout parce qu’elles ne sont pas encore prêtes, pas à cause des critères d’admission. De plus, les entreprises africaines, de façon générale, sont dans leur grande majorité des groupes familiaux qui craignent la dilution du capital et la perte de contrôle. Elles sont réticentes à délivrer toutes les informations nécessaires et n’ont pas toujours la taille suffisante pour atteindre le montant minimal de levée de fonds sur les bourses. A cela s’ajoute des problématiques de gouvernance : seulement une petite entreprise sur trois et une moyenne entreprise sur deux, présente des états financiers certifie par des vérificateurs externes. La BRVM cible davantage les PME matures, à fort potentiel de croissance : les champions nationaux qui deviendront des champions continentaux et mondiaux. La BRVM se réjouit du fait que cette classe d’entreprises émerge dans notre sous-région.

Ne serait-il pas pertinent d’adopter une approche plus progressive, consistant à assouplir les critères d’accès au marché pour les PME, tout en l’accompagnant ensuite vers une montée en gamme en matière de gouvernance, de transparence et de reporting ?

Une approche progressive est non seulement pertinente, mais nécessaire. Elle consisterait à offrir un accès facilite au marché, tout en mettant en place un accompagnement renforcé en matière de gouvernance, de reporting et de structuration financière. La BRVM est dans cette dynamique. C’est une question d’éducation du secteur privé et non de critères. D’ailleurs, plusieurs PME de l’UEMOA respectent largement les critères actuels de la BRVM.

Sachant que toutes les entreprises ne peuvent pas être cotées mais que toutes ont besoin de financement, envisagez-vous la création d’un compartiment obligataire spécifiquement dédié aux PME, et quels en seraient les principaux paramètres (montants, maturités, conditions d’émission) ?

Cette réflexion est déjà en cours avec l’Autorité des Marchés Financiers de l’UMOA (AMF- UMOA). Effectivement, un marché obligataire dédié aux PME, avec des mini-bonds et des basket-bonds caractérisés par des montants adaptés, des maturités intermédiaires et des mécanismes de garantie partielle, permettraient de répondre aux besoins de financement sans dilution du capital.

Un minibond est un emprunt de petite taille émis par des PME. En Europe, l’Italie est le premier pays où les minibonds ont fait leur apparition en 2012. Quant au Basket bond, il s’agit d’une émission obligataire groupée pour les PME, en vue d’atteindre des tailles critiques susceptibles de retenir l’intérêt des investisseurs. Il s’agit de solutions pragmatiques, mieux alignées avec le profil de nombreuses entreprises de la sous-région.

La régulation des marchés financiers relève de l’autorité communautaire. Quel rôle la BRVM joue-t-elle dans l’élaboration de ce cadre réglementaire, et comment s’articule votre relation avec le régulateur, notamment au regard de votre expérience passée à la tête de cette institution ?

La régulation générale du marché relève de l’AMF-UMOA, qui a d’ailleurs adopté les meilleures pratiques de régulation consistant à solliciter et à consulter la Place dans le processus d’élaboration des textes. La BRVM y joue un rôle actif.

Notre relation avec l’AMF-UMOA est fondée sur l’identification des besoins règlementaires, la concertation, et le partage d’expériences.

Ayant moi-même été Secrétaire Général de l’Autorité de régulation de 2003 à 2012, comme vous l’avez indiqué, j’ai suffisamment de recul sur les questions de règlementation et je mesure l’importance d’un équilibre entre protection des investisseurs et dynamisme du marché.

Enfin, si vous disposiez d’une liberté totale pour réformer la BRVM, quelles seraient, selon vous, les cinq réformes prioritaires à mettre en œuvre pour faire du marché financier de l’UEMOA un véritable levier central de financement du développement économique ?

Cinq réformes prioritaires :

  • Accélérer la transformation technologique de la BRVM : intégration des nouvelles technologies dans toutes les activités et métiers de la Bourse (Intelligence artificielle, Blockchain, Big data, etc.) ;
  • Promouvoir des instruments financiers constituant une avancée concrète vers une finance plus inclusive et durable, alignée sur les besoins de nos populations ;
  • Accélérer la création de nouveaux produits : ETFs, Fonds immobiliers, Produits dérivés, etc. ;
  • Ouvrir la BRVM aux start-ups technologiques, de la santé et de l’éducation, aux entreprises des industries extractives : Mine, énergie, agriculture ;
  • Vulgariser l’éducation boursière.

L’Economiste Sénégal

 

 

 

 

 

 

 

 

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