L’armée américaine a déclaré mardi qu’elle restait prête à reprendre des « opérations majeures de combat » en cas de riposte de l’Iran, dans un contexte de fortes tensions autour du détroit d’Ormuz et de nouveaux incidents en mer impliquant des intérêts régionaux et internationaux.
Selon le commandement militaire américain pour la région (Centcom), les forces américaines ont intercepté plusieurs drones et missiles attribués à l’Iran lors d’échanges récents. L’armée américaine affirme également que certaines opérations menées dans la zone se poursuivent afin de sécuriser la navigation dans le détroit d’Ormuz, un passage stratégique pour le transport mondial d’hydrocarbures.
De son côté, l’Iran a catégoriquement démenti toute attaque contre les Émirats arabes unis. Le porte-parole du quartier général du commandement des forces armées iraniennes a affirmé que Téhéran n’avait mené « aucune opération de missiles ou de drones » contre ce pays ces derniers jours.
Les Émirats arabes unis avaient auparavant indiqué avoir activé leurs systèmes de défense aérienne pour intercepter des missiles et drones qu’ils disent provenir d’Iran.
Dans ce contexte, le chef d’état-major américain Dan Caine a indiqué que l’armée était « prête à reprendre des opérations majeures de combat » si nécessaire. Le secrétaire américain à la Défense, Pete Hegseth, a pour sa part averti que toute attaque contre des navires ou des forces américaines entraînerait une réponse « écrasante ».
L’Iran, par la voix de responsables politiques et militaires, accuse les États-Unis et leurs alliés de menacer la sécurité du transport maritime dans la région et met en garde contre toute utilisation du détroit d’Ormuz à des fins militaires.
Parallèlement, des organisations internationales du transport maritime ont exprimé des inquiétudes concernant la sécurité des marins dans le Golfe, estimant que la situation actuelle manque de garanties claires pour les passages sécurisés.
Sur le plan économique, les tensions contribuent au maintien de prix élevés du pétrole, le baril de Brent évoluant autour de 110 dollars.
Les efforts diplomatiques visant à relancer les discussions entre Washington et Téhéran restent, pour l’heure, au point mort.
Avec AFP

