La Cour suprême des États-Unis
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Drew Angerer/AFP via Getty Images
La Cour suprême a remis jeudi à l’administration Trump un outil qui pourrait rendre bien plus difficile l’entrée des demandeurs d’asile aux États-Unis.
L’asile est une forme de protection juridique offerte aux personnes fuyant les persécutions dans leur pays d’origine si elles répondent à certains critères. En vertu de la loi américaine, un demandeur d’asile qui « arrive » aux États-Unis a le droit de demander l’asile et ne peut généralement pas être expulsé du pays tant que sa demande n’a pas été traitée.
Par 6 voix contre 3, la Haute Cour a jugé que cette loi fédérale permettait au gouvernement d’empêcher les demandeurs d’asile de mettre physiquement les pieds aux États-Unis, les empêchant ainsi de demander l’asile.
L’administration Obama a été la première à tenter d’endiguer le flux de demandeurs d’asile de cette manière, mais les tribunaux inférieurs ont bloqué cette politique au motif qu’elle violait la loi fédérale en refusant l’asile à des personnes qui autrement y auraient pu prétendre si elles avaient été autorisées à littéralement franchir la frontière d’un pied.
L’administration Trump a cependant cherché à relancer cette politique, affirmant que la décision du tribunal inférieur « prive le pouvoir exécutif d’un outil essentiel pour faire face aux augmentations de pression aux frontières et prévenir la surpopulation aux points d’entrée. Et le __ jour, la Cour suprême a accepté.
Écrivant au nom de la majorité, le juge Samuel Alito a jugé que, parce que les demandeurs d’asile ne se trouvent pas aux États-Unis lorsqu’ils sont refoulés à la frontière, ils ne sont pas « arrivés » dans le pays. Par conséquent, a-t-il poursuivi, les protections juridiques pour les demandeurs d’asile n’ont pas été mises en œuvre.
Écrivant au nom des dissidents libéraux, la juge Sonia Sotomayor a noté que les agents des patrouilles frontalières parlent avec tous les immigrants aux points d’entrée légaux, et que parler avec un agent est effectivement la première étape pour « arriver » aux États-Unis.

