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Le Sénégal a lancé une recherche d’un conseiller financier pour l’aider à gérer sa dette alors qu’il s’efforce de rétablir la confiance après que des dettes cachées ont été révélées.
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Cette décision fait suite à des réformes radicales, notamment la création d’une nouvelle agence de gestion de la dette et la nomination d’un spécialiste des marchés de capitaux pour la diriger.
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Le gouvernement cherche également à reprendre les négociations avec le FMI après que le prêteur a suspendu un programme de 1,8 milliard de dollars fin 2024.
Le Sénégal a lancé un processus de sélection pour embaucher un conseiller financier pour l’aider à gérer sa dette publique, alors que le gouvernement intensifie ses efforts pour restaurer la confiance des investisseurs suite à la découverte de passifs jusqu’alors non divulgués.
Cette décision intervient alors que les investisseurs surveillent de près la manière dont Dakar entend faire face au fardeau de la dette qui est devenu une préoccupation majeure.
Depuis 2024, le gouvernement s’efforce de stabiliser les finances publiques après avoir découvert plus de 13 milliards de dollars de dette auparavant cachée, soit l’équivalent de plus d’un quart du PIB du pays. Selon le Fonds monétaire international (FMI), la dette du Sénégal s’élève désormais à environ 132 % du PIB. Le FMI a suspendu son programme de soutien de 1,8 milliard de dollars fin 2024 après la révélation des dettes cachées.
Le Sénégal travaille déjà avec le cabinet de conseil Global Sovereign Advisory (GSA), basé à Paris, nommé conseiller financier du gouvernement en novembre. Selon certaines sources, le conseiller nouvellement sélectionné pourrait travailler aux côtés de GSA en cas d’attribution d’un deuxième contrat. Le processus de recrutement fait suite à des réformes institutionnelles plus larges visant à renforcer la gestion de la dette.
Le 11 juin, le président Bassirou Diomaye Faye a créé la Direction générale du financement et de la dette (DGFD) par décret présidentiel. La nouvelle agence centralise des responsabilités qui étaient auparavant réparties entre plusieurs ministères gouvernementaux, une fragmentation largement considérée comme contribuant à l’opacité financière passée.
La DGFD est dirigée par Babacar Touré, un banquier expérimenté dans les marchés de capitaux et ancien cadre de l’UMOA-Titres, une agence régionale de la dette. Sa nomination devrait rassurer les investisseurs et les partenaires au développement.
Les réformes s’inscrivent dans un contexte politique tendu. En mai, le président Faye a limogé le Premier ministre Ousmane Sonko, qui s’était opposé à toute restructuration de la dette. Aujourd’hui président du Parlement, Sonko a accusé le FMI de pousser le Sénégal vers le défaut de paiement. Le Fonds a déclaré que toute décision concernant la restructuration de la dette appartenait au pays lui-même.
Certains signes indiquent cependant que les relations entre le Sénégal et le FMI pourraient s’améliorer. Après avoir rencontré le Président Faye, le Directeur du Département Afrique du FMI, Zeine Zeidane, a déclaré qu’il espérait « discussions actives » dans les 10 jours et a exprimé l’espoir que les négociations en vue d’un nouvel accord pourraient avancer « très vite. »
Fiacre E. Kakpo

