Après plusieurs semaines de discussions, le Sénégal et le Fonds monétaire international (FMI) sont parvenus mardi 1er septembre 2026 à un accord technique qui ouvre la voie à un programme économique et financier d’un montant de 2,2 milliards de dollars (1 243 milliards de FCFA) sur trois ans.
Le gouvernement a également lancé le même jour le Plan de Traitement de la Dette du Sénégal (PTDS) destiné à restaurer durablement le profil de la dette et à dégager progressivement les marges de manœuvre nécessaires au financement des investissements publics dans les secteurs prioritaires.
Le ministre de l’Economie, des Finances et du Plan, Cheikh Diba explique dans une note au public publiée par le bureau d’information et de communication du gouvernement (BIC GOUV) que le PTDS constitue une réponse adaptée aux caractéristiques de la dette du Sénégal.
Selon lui, il permet de restaurer durablement le profil de la dette publique, de ramener le poids du service de la dette sur le budget de l’État aux normes admises en la matière et de dégager progressivement les marges de manœuvre nécessaires au financement des investissements publics dans les secteurs prioritaires, notamment les secteurs sociaux.
Le PTDS s’inscrira dans une démarche concertée et coordonnée avec l’ensemble des partenaires internationaux du Sénégal, assure Diba, soulignant qu’à ce titre, le Gouvernement a déjà fait savoir à ses partenaires officiels son intention de recourir au Cadre Commun du G20, dans une version améliorée, afin d’assurer un calendrier de mise en œuvre resserré, un partage précoce et renforcé de l’information auprès de toutes les parties prenantes, et la tenue de consultations parallèles avec l’ensemble des créanciers concernés.
« Ce Cadre commun amélioré offrira une réponse adaptée aux spécificités de la composition de la dette du Sénégal et permettra la réalisation rapide des ambitions du Gouvernement en matière de repriorisation des finances publiques », explique-t-il.
Entre autres avantages, le PTDS permettra de réduire progressivement la pression exercée sur le budget, restaurer les marges de manœuvre de l’État, et préserver la capacité du pays à financer les priorités nationales.
Il s’agit, par cette démarche équilibrée, progressive et responsable, de renforcer notre souveraineté économique, consolider la confiance de nos partenaires, et d’éviter l’impasse économique.
Le ministre de l’économie des Finances et du Plan explique qu’au-delà du traitement de la dette, le PTDS est conçu comme un package de solutions pour desserrer les contraintes de liquidité du Sénégal, mobiliser les partenaires du Sénégal, relancer l’afflux de capitaux dans le pays, promouvoir l’investissement direct étranger, assurer la reprise des financements des partenaires, réduire les vulnérabilités du portefeuille de l’État et en améliorer la gestion.
Le plan va permettre aussi de réduire la charge de la dette, d’accélérer l’apurement des dettes de l’État envers ses fournisseurs, de réinjecter des ressources dans l’économie, de renforcer la trésorerie des entreprises du secteur privé, et d’enclencher une dynamique vertueuse et porteuse d’espoir.

