L’aventure malienne de Tom Saintfiet a officiellement pris fin ce mardi. Après deux ans de collaboration marqués par des hauts et des bas, la Fédération Malienne de Football (Femafoot) a annoncé le départ du technicien belge. Un divorce à l’amiable qui intervient dans un contexte de reconstruction pour le football malien.
Un bilan teinté de regrets
Arrivé en août 2024 avec de grandes ambitions, Tom Saintfiet quitte Bamako sur un sentiment d’inachevé. Si son bilan statistique reste honorable (9 victoires en 17 matchs), ce sont les performances lors des grands rendez-vous qui ont scellé son destin.
Les supporters garderont en mémoire l’élimination cruelle en quarts de finale de la CAN 2025 face au Sénégal (0-1), futur champion. Mais au-delà des résultats, c’est le style de jeu, souvent jugé trop frileux et défensif malgré un réservoir de talents offensifs exceptionnel, qui a cristallisé les critiques. L’échec dans la course à la Coupe du monde 2026 a fini par rendre sa position intenable.
La Femafoot salue un « gentleman »
Malgré la séparation, l’instance dirigeante a tenu à souligner l’intégrité du coach belge. Dans son communiqué, la Femafoot a salué son « engagement et son professionnalisme », rappelant que Saintfiet a travaillé dans un contexte administratif complexe, marqué par des retards de salaires et des tensions internes. Le technicien quitte ses fonctions par la grande porte, avec les honneurs de sa direction.
Qui pour diriger les Aigles ?
Le regard est désormais tourné vers l’avenir. La Fédération n’a pas perdu de temps en lançant un appel à candidatures officiel. Les prétendants ont jusqu’au 10 mai pour déposer leur dossier.
Avec l’élection récente de Mahazou dit Baba Cissé à la tête de la Femafoot le 16 avril dernier, le nouveau bureau exécutif souhaite frapper fort. Le profil recherché semble être celui d’un meneur d’hommes capable d’insuffler une identité de jeu plus ambitieuse pour ramener le Mali au sommet du football africain.
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