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Lundi, juin 8, 2026

Le FEM approuve 72,8 millions de dollars pour des projets agricoles et de résilience climatique dans huit pays africains

  • Huit projets dans sept pays africains ont obtenu un financement dans le cadre du dernier programme de travail du Fonds pour l’environnement mondial

  • L’agriculture, la protection contre les inondations, la restauration des écosystèmes et la résilience climatique représentent les allocations les plus importantes.

  • Les approbations interviennent avant le lancement du nouveau cycle de financement de 3,9 milliards de dollars du FEM pour 2026-2030

Le Fonds pour l’environnement mondial (FEM) a approuvé 72,8 millions de dollars pour huit projets répartis dans sept pays africains, dans le cadre d’un programme de financement environnemental plus large de 232,5 millions de dollars approuvé lors de la 71e réunion du Conseil à Samarkand, en Ouzbékistan.

Le financement soutiendra les initiatives d’adaptation au climat, de restauration des terres, de conservation de la biodiversité et d’agriculture durable au Botswana, en Érythrée, au Soudan, au Zimbabwe, en République démocratique du Congo, en Guinée-Bissau, au Sénégal et au Togo.

Parmi les allocations les plus importantes, la République démocratique du Congo a reçu 9 millions de dollars du Fonds pour les pays les moins avancés (LDCF) pour un programme conçu pour renforcer la résilience climatique des communautés rurales et des entreprises agricoles de quatre provinces. La Guinée-Bissau a obtenu 9 millions de dollars supplémentaires pour améliorer la résilience des communautés côtières et urbaines face aux risques liés au climat, tandis que le Sénégal a obtenu 8,9 millions de dollars pour des mesures d’adaptation aux inondations dans la région des Niayes et la région métropolitaine de Dakar.

Le Soudan a reçu l’allocation combinée la plus importante, avec deux projets d’une valeur de 16,2 millions de dollars. L’un se concentre sur la restauration des écosystèmes dégradés des zones arides et le soutien de moyens de subsistance résilients au climat, tandis que le second cherche à renforcer l’agro-industrie et la gestion des ressources naturelles intelligentes face au climat dans le Nil et les États du Nord.

Parmi les autres projets approuvés figurent une initiative de 8,4 millions de dollars en Érythrée visant à promouvoir la gestion durable des terres dans le bassin versant dégradé de l’Aylagundet, un programme de restauration des écosystèmes de 6,3 millions de dollars au Botswana et un projet de 5,7 millions de dollars au Zimbabwe visant à développer des entreprises basées sur la biodiversité dans le paysage de Sebungwe tout en améliorant la gestion des terres protégées et communales.

Ces approbations surviennent alors que les gouvernements africains sont confrontés à des coûts économiques croissants liés aux sécheresses, aux inondations, à la dégradation des terres et à la perte des écosystèmes. Selon le Programme des Nations Unies pour l’environnement, les besoins de financement de l’adaptation dans les pays en développement devraient atteindre des centaines de milliards de dollars par an d’ici 2030, dépassant largement les flux de financement internationaux actuels.

Plusieurs des projets nouvellement approuvés sont directement liés à la production agricole et à la sécurité alimentaire. Des programmes en RDC, au Soudan, en Érythrée et au Sénégal visent à améliorer la résilience des systèmes agricoles aux chocs climatiques grâce à une gestion durable des terres, à la restauration des écosystèmes et à des pratiques agricoles intelligentes face au climat.

Cet ensemble de mesures représente le programme de travail final approuvé dans le cadre du huitième cycle de reconstitution du FEM. Les pays membres ont également approuvé les orientations de programmation du prochain cadre de financement de l’institution, qui mobilisera 3,9 milliards de dollars entre juillet 2026 et juin 2030.

Selon le FEM, le prochain cycle de financement mettra davantage l’accent sur les approches intégrées reliant les systèmes alimentaires, la conservation de la biodiversité, la résilience climatique, le développement urbain et la croissance économique durable.

Depuis sa création en 1991, le Fonds pour l’environnement mondial a fourni plus de 27 milliards de dollars de subventions et mobilisé environ 155 milliards de dollars de cofinancement pour des projets environnementaux dans le monde entier.

Avec un nouveau cycle de financement de 3,9 milliards de dollars du FEM qui doit débuter en juillet, les programmes combinant résilience climatique, sécurité alimentaire et protection des écosystèmes devraient rester importants sur tout le continent.

Par Cynthia Ebot Takang

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