C’est désormais officiel : il ne reste plus aucun rescapé parmi les équipes repêchées. Avec l’élimination du Paraguay, dernier survivant de ce contingent, les huit meilleurs troisièmes de la phase de poules ont tous pris la porte. Un constat implacable qui donne un immense coup de projecteur aux détracteurs du nouveau format de la FIFA.
Le verdict est tombé, et il fait mal à la crédibilité du nouveau système. La République Démocratique du Congo (RDC), la Suède, le Ghana, l’Équateur, la Bosnie-Herzégovine, l’Algérie, le Sénégal et enfin le Paraguay : toutes ces nations qualifiées par la petite porte ont désormais quitté les États-Unis. Si les Guaranis paraguayens ont été les seuls à sauver l’honneur en franchissant le cap des seizièmes de finale (en sortant notamment l’Allemagne), leur élimination ultérieure sonne le glas des miraculés.
Au final, le terrain a parlé : aucune des équipes repêchées n’aura réussi à peser sur la phase à élimination directe.
Depuis le coup d’envoi de ce Mondial 2026, la règle des meilleurs troisièmes était dans le collimateur des observateurs et des puristes. En élargissant le tournoi à 48 équipes, la FIFA a accouché d’une formule qui a grandement nui au spectacle et à l’équité sportive :
- Des calculs d’apothicaire : La dernière journée de la phase de groupes a donné lieu à des parodies de football, où plusieurs équipes ont joué le frein à main levé, calculant les cartons jaunes et la différence de buts pour gratter une place parmi les meilleurs troisièmes sans chercher la victoire.
- Une phase de poules sans saveur : Avec un nombre très limité d’éliminations au premier tour, l’enjeu dramatique qui faisait le sel de la Coupe du Monde a été largement dilué.
- Un calendrier surchargé : Ajouter un tour de phase finale (les seizièmes de finale) pour voir des équipes au niveau parfois questionable n’a fait qu’épuiser des joueurs déjà au bout du rouleau.
Ce bilan catastrophique des troisièmes de poules va inévitablement relancer les hostilités autour de cette réforme commerciale de Gianni Infantino. Alors que la compétition entre dans son ultime ligne droite, la preuve est faite que quantité ne rime pas avec qualité. Le Sénégal, l’Algérie ou le Ghana, bien que repêchés, n’ont jamais semblé en mesure de bousculer la hiérarchie mondiale, usés par un tournoi devenu un véritable marathon.
La FIFA reverra-t-elle sa copie pour 2030 ? Rien n’est moins sûr. Mais pour le football, le constat de 2026 reste amer.
sunusport

